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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:06

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La musique toujours avec une vieille connaissance, je veux bien entendu parler du « Live after death » d’Iron maiden.

Sorti en 1985, « Live after death » est le premier album live d’un groupe jeune alors au sommet de son art, remplissant déjà des salles et des stades immenses.

Pour préciser le contexte d’une époque que je n’ai pas connue, les musiciens se produisaient sur scène en pantalon de spandex appelés communément « moule boules », portaient des vestes en cuir à patchs, bandeaux et poignets éponges de cours d’aérobics, des chaussures de tennis ou de basket pour courir cheveux au vent dans des shows déjà démesurés pour un résultat avec le recul kitsch au possible.

Enregistré majoritairement à Los Angeles dans une salle au nom évocateur : Long beach arena, « Live after death » débute par le célèbre discours de Winston Churchill bouleversant par la simplicité et la puissance des mots employés pour inciter l’Angleterre à lutter contre les attaques aériennes Allemandes pendant la Seconde guerre mondiale.

Après ces quelques secondes de frisson pur, on rentre dans le vif du sujet avec « Aces High » morceau rapide, intense, virevoltant comme les combats aériens dont il s’inspire fortement.

Lui succédant, « Two minutes to midnight » profite de la puissante dynamique générée pour enflammer un public californien déjà chauffé à blanc, même si j’ai toujours estimé que ses six minutes étaient au final bien longue à passer.

Impossible en revanche de résister à ce qui vient derrière, comme « The trooper » l’un des meilleurs morceaux d’Iron maiden, bâti sur une dynamique rapide, des riffs fantastiques et le souffle épique de la guerre, vue cette fois du coté des fantassins plutôt que des pilotes.

Mais les anglais prouvent également qu’ils peuvent se montrer très inspirés sur les titres plus calmes comme l’excellent « Révélations » power ballade mélodique grandiose.

Le fête semble complète avec « The flight of icarus » mid tempo aux refrains géniaux inspirés cette fois de la mythologie grecque et il faut attendre « The rime of the ancien mariner » et ses treize minutes assommantes pour recevoir le premier coup de frein.

Après un « Powerslave » lui aussi écrasant de grandiloquence dans une version plus orientalisante, Maiden fait ensuite appel à ses classiques indestructibles, « The number of the beast » dur et rapide, « Hallowed be thy name » surtout mémorable par son introduction sublime avec un Bruce Dickinson très en voix avant le matraquage en règle de rigueur, la déclaration de guerre « Iron maiden », « Run to the hills » ses riffs et refrains incroyables et le finalement punk n’ roll « Running free » vestige de l’ère Di Anno sublimé en plus de huit minutes en interaction forte avec le public.

Cinq morceaux complémentaires sur le second disque viennent compléter le festival, le musclé et sensuel, « Wrathchild » nouvelle vieillerie des premiers albums, le merveilleux  « 22 Acacia avenue » puissante et rutilante cylindrée rendant hommage aux prostituées consolatrices et enfin « Children of damned » chef d’œuvre de power ballade avec un Dickinson confinant au parfait.

Deux ultimes titres pour finir, « Die with your boots in » nerveux à défaut d’etre génial et « Phantom of the opera » brillant et inspiré, également issu de la période Di Anno.

En conclusion, « Live after death » est un album colossal, gavé d’énergie live et frisant pour moi la perfection.

Alors en pleine jeunesse, Iron maiden déploie une énergie communicatrice pour incarner un répertoire de haut niveau truffé de titres majeurs du heavy metal.

La puissance est au rendez vous mais également la mélodie et Bruce Dickinson assoit davantage son autorité démontrant par la même occasion par ses performances scénique irréprochables qu’il est définitivement l’homme de la situation.

Agrémenté d’une pincée de nostalgie car bientôt âgé de 30 ans, « Live after death » nous rappelle les belles heures de gloire du heavy metal des années 80, celui jeune, vigoureux et conquérant qui bombait fièrement le torse et s’affirmait sans complexe pour séduire la jeune génération de l’époque.

La musique qu’il contient se révèle elle, sans doute intemporelle et indémodable.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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