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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 21:44

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En 2009 après quatre longues années et de grandes rumeurs de séparation, Rammstein finit par accoucher dans la douleur de son sixième album studio et sort « Liebe ist fur alle da ».

Avec sa belle pochette inspirée d‘une toile de maitre hollandais, mais o combien macabre et choquante puisqu’évoquant sans ambages le cannibalisme, « Liebe ist fur alle da » débute par un titre old school, « Rammlied » qui contient en lui l’essence même des plus grand hymnes des allemands : riffs d’aciers, rythme lancinant, voix puissante, claviers venus d’ailleurs pour développer un hypnotisme fascinant l’auditeur.

Impossible également de résister à « Ich tut ihr weh », marquée par les surprenantes et superbes vocalises aériennes de Lindermann.

Provoquant en raison de son apologie du sadomasochisme contrastant avec son emballage mélodique soigné, « Ich tut ihr weh » sera longtemps censuré par les média allemands.

Rammstein ressort ensuite ses haltères et son sac de frappe, pour envoyer un puissant « Waidsmann heil » qui arrive dans le buffet de l’auditeur tel un uppercut au foie.

La tension retombe avec « Haifisch » à la puissance industrielle soigneusement domptée comme sous le capot d’une grosse berline allemande.

L’auditeur est ensuite entrainé malgré lui avec « Buckstabu » dans une ambiance crade, malsaine et brutale comme un viol dans les sous sols d’un parking désaffecté.

Pour se remettre, une fade ballade est gracieusement offerte, « Fruhling in Paris » ou des bribes d’un français hésitant viennent ça et la se greffer mais ce court moment de répit n’est qu’un prélude à « Wiener blut » inquiétant et violent.

Malgré son thème sulfureux (l’inceste) et la censure qui l‘a logiquement accompagné, « Pussy » long et plat comme une poitrine d‘adolescente pré-pubère, déçoit musicalement parlant.

On aborde ensuite les dernières longueurs du disque avec « Liebe ist fur alle da », puissant, raide tout en étant enlevé comme on l’aime, « Mehr » assez mal équilibré entre mélodie popisante et violence industrielle et enfin « Roter sand » magnifique ballade relaxante habité par des chœurs et sifflements transcendants.

En conclusion, après la franche déception de « Rosenrot » sans nul doute le plus faible album de Rammstein, « Liebe ist fur alle da » est une agréable surprise revenant quelque peu aux racines metal industriel des allemands.

Doté d’une production énorme, « Liebe ist fur alle da » développe une puissance et une fluidité hors normes qui ne peuvent que rehausser l’impact de ses compositions souvent constituées en acier trempée.

Provocateur, outrancier jusqu’à en être dégueulasse dans son propos, le groupe est en revanche pour moi impeccable au niveau de la musique.

Un album puissant, rassurant et enveloppant comme le vrombissement d’une BMW ou d’une Audi de grande classe.

 

A l'heure actuelle, Rammstein est en stand by depuis quatre ans au niveau des albums studio ce qui donne à « Liebe ist fur alle da » un fort gout de conclusion en beauté.

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Published by Seth - dans Industriel
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