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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 11:19

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Difficile d’écrire sur un groupe aussi établi que Led Zeppelin.

On a l’impression que tous les plus grands penseurs, rock critics et même adeptes de la branchitude universelle sont déja tous tombés d'accord sur ce groupe fondateur du hard rock.

Aujourd’hui Led Zeppelin est comme la statue de la liberté un monument classé au patrimoine de la musique et il serait aussi mal vu d’oser dénigrer ce groupe que d’avouer ne pas apprécier le David de Michel Ange.

Comme beaucoup de gens j’ai découvert Led Zeppelin par sa réputation sur le tard, prêt de trente ans après son éclosion et n’ai donc pas de rapport affectif ou nostalgique par rapport à une éventuelle histoire commune.

La fin des années 60 et le début des années 70 marqua un tournant social et culturel important en Occident.

La musique fut un vecteur d’expression privilégié par la jeunesse de l’époque et Led Zeppelin participa à ce grand mouvement en créant à partir du rythm and blues et du rock’and’ roll, un style novateur pour l’époque : le hard rock.

Sorti en 1969, « Led Zeppelin II » suit à seulement neuf petits mois d’intervalle le premier et tant remarqué album.

La pochette évoquant une photographie d’aviateurs allemands de la première guerre mondiale sur laquelle se seraient greffés les visages des musiciens rajoute à l’effet pièce de musée du disque.

« Led Zeppelin II » débute en trombe par une reprise électrique du bluesman Willie Dixon« Whole lotta love » portée par un tempo rapide et un riff de guitare exceptionnel qui marquera à jamais l’histoire du rock.

La synergie entre la voix haut perchée de Robert Plant et les effets de guitare de Jimmy Page opère à son maximum.

La transition avec la doucereuse ballade blues « What and what should never be » est rude malgré quelques courts passages plus appuyés.

Nouvelle reprise blues cette fois de Howlin’Holf, « The lemon song » interminablement longue et plate pour qui ne goûte pas ce style particulier.

Led Zeppelin insuffle plus d’originalité et d’émotion sur « Thank you » , ballade folk traversée de belles envolées de grâce fragile.

Le rock trapu se rappelle à notre bon souvenir avec « Heartbreaker » hard-blues s’appuyant sur des riffs plus lourds puis sur le rapide et enlevé « Living loving maid (she’s just a woman) ».

Les anglais nous surprennent avec « Ramble on » , power ballade mariant subtiles passages mélodiques et refrains puissants.

Le batteur Jon Bonham est à l’honneur sur l’instrumental « Moby dick » qui deviendra un des titres phares du groupe sur scène avant de terminer sur une deuxième reprise de Willie Dixon, « Bring it on home » bien entendu 200% blues avec harmonica et tempo répétitif lancinant à souhait.

En conclusion, « Led Zeppelin II » est un album de son temps qui fait largement son age plus qu’avancé.

Avec un tiers de reprises blues, le dirigeable de plomb ne s’est à l’époque pas affranchi de ses encombrantes racines et cet héritage nuit pour moi à l’impact de son bombardement.

Bien entendu, malgré un manque flagrant de punch, « Led Zeppelin II » n’est pas inintéressant pour autant et recèle quelques très bons morceaux d’une grande richesse dont l’amateur de belle musique saura apprécier la quintessence.

Mais au delà de la légende réputée inattaquable, le seul titre absolument impérissable de ce disque demeure à mes yeux « Whole lotta love » pour son riff d’acier et son ambiance hypnotique.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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