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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 17:48

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Après les féroces Death angel, quelques envies de rock plus calme avec « In trance » des Scorpions.

Autant le dire tout de suite je ne suis pas et ne serais jamais fan de ce groupe mais ces dinosaures du hard rock aussi anciens que Judas priest méritent assurément un miminum de considération.

Avec sa superbe pochette évoquant une Claudia Schiffer aux frontiéres de l'orgasme avec une guitare, « In trance » sort en 1975 après deux albums d’estime influencés par le rock psychédélique, Rudy Lenners remplace Jurgen Rosenthal à la batterie, le chanteur Klaus Meine et les guitariste Rudolf Schenker/Uli Jon Roth formant toujours le noyau créatif du groupe.

On débute avec « Dark lady » mid tempo aux riffs accrocheurs rehaussées par quelques cris suraigus de Meine pour enchainer sur une ballade mélancolique « In trance » plutôt réussie.

Le style très fin et mélodique de Roth imprègne fortement les compositions comme la ballade blues « Life’s like a river » dont le titre n’aurait pas été renié par le philosophe Héraclite.

Tout ceci est bien beau, bien planant et un poil maniéré à l’image d’un « Top of the bill » qui ne parvient pas à accélérer franchement.

Les Scorpions nous assènent une autre ballade « Living and dying » une nouvelle fois bien comme il faut.

Le premier vrai titre rentre dedans est sans nul doute « Robot man » (le cousin d’Iron man de Black sabbath ?) qui déboule à toute vitesse sur un pur tempo hard rock mais l’embellie est de courte durée puisque deux autres blues « Evening wind » et « Sun in my hand » viennent à nouveau nous chloroformer.

L’album se termine dans la même veine rock blues-psychédélique avec « Longing for fire » et l‘instrumental « Night lights » parfaits pour s’endormir tard la nuit.

En conclusion, « In trance » n’est pas un album pour votre serviteur.

Le style du groupe, très mélodique et blues, est certes respectable mais provoque chez moi un suprême ennui.

Tout est en place et  bien exécuté, le toucher de Roth, la voix de Meine, mais manque singulièrement de saveur.

On aimerait être secoué, touché, bouleversé comme par le charme de quelqu’un qui n’est pas forcement physiquement beau mais qui demeure attirant par son imperfection et son charisme mais au lieu de cela on trouve avec « In trance » un beau et froid mannequin de plastique à la beauté figée.

Et si les Scorpions des années 70  était un groupe plutôt surestimé ?

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Published by Seth - dans Hard Rock
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