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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:18

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Il existe environ une vingtaine d’albums live officiels des Doors, ce qui n’est pas étonnant quand on sait l’incroyable impact qu’avait le groupe américain sur une scène au temps de sa splendeur et la dose d’excitation sexuelle, de violence qu’il pouvait dégager devant un public tout acquis à sa cause.

Paru en 1991, « In concert » est une double compilation de la tournée américaine entre 1968 et 1970 soit la période la plus créative et la plus intense de la courte histoire de ce groupe culte.

Après la courte introduction d’un speaker,  le groupe débute sa prestation dans une  atmosphère surchauffée avec « Who do you love »  reprise d’un blues de Bo Didley datant de 1956.

En live, The Doors distordent ce long morceau fleuve pour mieux le posséder et en faire un long rock aussi fiévreux qu’intense.

Déjà la magie du groupe opère, avec ce son de guitare si chaleureux, cet orgue rétro et ce chant si charismatique.

On reste dans le registre des reprises blues avec le« Alabama song (whiskey bar) » de Weil-Brecht dont le coté presque trop scolaire contraste avec le magnétisme animal du « Backdoor man » de William Dixon prolongé d’agréable manière par le court « Love hides ».

La suite s’enchaîne avec un « Five to one »  dont les solo lumineux viennent rompre une certaine monotonie puis « Build me woman » blues-rock bien ennuyeux.

Le groupe aligne ensuite l’un de ses plus longs titres, « When the music is over » et ses quinze minutes de musique idéales pour entrer en communion avec un public en concert mais à l’intensité il faut bien l’avouer fluctuante.

The Doors joue ensuite « Universal mind »  beau rock mélodique porté par la voix mélancolique de Morrison avant que la menaçante interlude « Petition the lord with prayer » ne vienne durcir le ton en introduisant le cinglant « Dead cats, dead rats » lui même prélude au monstrueux « Break on through » qui prend toute sa dimensio joué live.

Puis vient l’interpretation intégrale de « The celebration of the Lizard » , la suite de poèmes écrits par Morrison et mis en musique par le groupe.

La il faut bien avouer qu’on bascule alors dans un tout autre monde avec beaucoup de déclamations théâtrales et des ambiances très étranges assez décousues musicalement parlant, seul les « The hill dwellers » et surtout « Not to touch the earth » présent sur l’album « Waiting for the sun » pouvant être taxés d’authentiques compositions musicales aux structures développées.

Le disque premier s’achève sur « Soul kitchen » plus soutenu malgré sa longueur de plus de sept minutes.

Le disque second est moins copieux mais plus difficile à digérer.

Comme pour le premier show, le groupe débute par une leçon  de blues avec leur « Roadhouse blues » au groove chaud et puissant puis par « Gloria » reprise intense de Van Morrison.

Le classique « Light my fire » tant attendu arrive enfin, étiré sur prêt de dix minutes et entrecoupé d’un poème (de cimetière !) .

Intensité avec le rapide et très rock’n’ roll « You make me real ».

Le court interlude parlé « Texas radio & the big beat » introduit « Love me two times » l’un des plus grands classiques du groupe, lui aussi blues surchauffé sur des charbons ardents.

Nouvelle reprise de Willie Dixon « Little red rooster » avec John Sebastian à l’harmonica.

Le résultat est d’une lenteur effarante, un enfer d’ennui de plus de sept minutes.

Le doucereux « Moonlight drive » ne vient pas franchement réveiller les morts, tandis que « Close to you » , énième reprise blues de Dixon vient achever l’auditeur anesthésié.

Le double disque se termine sur un « Unknown soldier » neurasthénique et sur « The end »  dont même les inquiétantes incantations mystiques ont du mal à raviver la flamme vacillante d’un auditeur assommé à coup de blues.

En conclusion, « In concert » est une vrai déception, réussissant à rendre ennuyeux un concert des Doors.

Bien sur, sur 31 morceaux, on finit par retrouver pêle-mêle les classiques du groupe mais noyés au milieu d’une mixture d’interminables reprises blues-rock, de grandes envolées théâtrales et d’improvisations plus pénibles que captivantes en raison de leur coté décousu et de leur manque d’intensité.

Ces concerts apparaissent donc globalement décevants et sérieusement manquer de punch.

Je ne recommande donc pas ce live pénible mis à part pour les fans purs et durs de la facette la plus blues du groupe.

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Published by Seth - dans Rock
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