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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 19:50

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En 1968, Sergio Léone estimant sans doute avoir fait le tour de la question des westerns, décide de clôturer le genre avec un encore une fois un chef d’œuvre, « Il était une fois dans l’Ouest ».

Dans cette magnifique fresque de 2h30 habitée par la musique hypnotique d’Enio Morricone, un homme sans nom (Charles Bronson) jouant la même mélodie lancinante à l’harmonica arrive en Californie ou il tue trois hommes venus l’attendre à la gare.

Taiseux et inquiétant, Harmonica traine dans les bars à voyous ou il cherche un homme appelé Frank (Henry Fonda).

Ce Frank est en réalité un redoutable chef de gang responsable du meurtre d’une famille d’honnêtes fermiers, les Mc Brain établis à Sweetwater.

Frank travaille en effet pour le compte d’un riche patron de chemin de fer, Morton (Gabrielle Ferzetti) qui convoite la ferme des Mc Brain.

Habile, Frank laisse sur le lieu du massacre un indice impliquant un autre chef de bande fraichement sorti de prison, Cheyenne (Jason Robards).

C’est celui-ci que croise Harmonica dans un bar et la rencontre entre les deux derniers hommes manque de tourner à l’affrontement direct.

Le malin Cheyenne se défait sans difficulté de ses poursuivants et retombe à la ferme des Mc Brain ou il rencontre Jill (Claudia Cardinale) la nouvelle jeune épouse du père Brett (Frank Wolff) venue de la Nouvelle Orléans pour s’établir auprès de sa nouvelle famille.

Malgré l’hostilité de Jill, Cheyenne parvient à établir assez de dialogue pour lui clamer son innocence dans cette sordide affaire.

C’est ensuite au tour d’Harmonica de débarquer et d’abattre deux tueurs de Frank envoyés pour éliminer Jill.

Déterminé, Harmonica piste un indic de Frank pour retrouver sa cible qui a établi son quartier général dans le wagon de Morton, salement handicapé par un cancer des os.

Mais Frank décèle sa présence, le capture et tue l’indic pour sa négligence.

Harmonica refuse de décliner son identité et tient courageusement tête à Frank, qui se voit fixé comme objectif prioritaire de s’occuper de Jill.

Frank profite de sa position de force pour abuser de Jill, qui cède en apparence au meurtrier de son mari.

Cruel et cynique, Frank révèle le passé de prostituée de Jill et pousse le vice jusqu’à lui proposer de l’épouser.

Du coté du train, Cheyenne s’avère être un allié insoupçonné de Harmonica en tuant ses gardes.

Libérés, les deux hommes reviennent à Sweetwater qu’il trouve vite.

Ils découvrent que avant sa mort, Mc Brain a commandé suffisamment de matériels pour construire une station de train voir une ville autour du tracé du nouveau de chemin de fer aimanté par la ferme en raison de son importante réserve d’eau.

Mc Brain se révèle donc un visionnaire qui croyait en ses rêves de bâtisseur.

De son coté, Frank devient de plus en plus dominant dans son association avec Morton, qu’il menace ouvertement.

Il tente de forcer la malheureuse Jill à vendre la maison à un prix dérisoire en intimidant les acheteurs potentiels, mais une fois encore Harmonica intervient en rachetant pour 5000 dollars le lot, l’argent étant la somme gagnée par la livraison de Cheyenne aux autorités.

Très déterminé, Harmonica tient une nouvelle fois tête à Frank excédé de cette résistance.

Mais décidément imprévisible, Harmonica aide immédiatement Frank a tuer des hommes envoyés par Morton pour l’abattre et se venge en le regardant agoniser dans la boue à la sortie de son wagon.

Vient alors l’heure du duel final entre Frank et Harmonica qui ayant mortellement blessé son adversaire lui révèle finalement son identité en lui collant dans la bouche l’harmonica que lui-même lui avait mis tandis qu’adolescent, il portait son frère pendu à une corde sur ses épaules avant de défaillir.

Après la mort de Frank, Harmonica se trouve apaisé d’avoir exaucé sa vengeance.

Contre toute attente, Cheyenne finalement évadé de prison, n’en veut pas à Harmonica mais ne reste pas sur place.

Les deux hommes abandonnent donc Jill, qui reste elle pour bâtir le rêve de Mc Brain et développer la ville.

Si Cheyenne atteint par une balle traitresse meurt finalement et curieusement, et Harmonica s’en va solitaire, Jill devient donc le pilier du développement de Sweetwater.

En conclusion, « Il était une fois dans l’Ouest » rivalise sans peine avec les trois premiers western de Léone et pourrait même par certains aspects les supplanter au registre de l’excellence.

Construit autour d’un scénario complexe truffé de rebondissements, « Il était une fois dans l’Ouest » instaure une atmosphère excitante et prenante qui aspire le spectateur dans un tourbillon épique.

Mais le film se sublime aussi par sa musique grandiose, ses images somptueuses, ses acteurs en état de grâce, avec un Charles Bronson hiératique au charisme écrasant, un Henry Fonda génial de cruauté, un Jason Robards parfait en voyou ambigu et l’un des meilleurs rôles de Claudia Cardinale, putain magnifique en quête de rédemption par la vie de famille et la construction de quelque chose de plus grand qu’elle.

Avec l’arrivée du train et du développement économique, Léone symbolise la fin de l’Ouest profond avec ses hors la loi et ses sheriffs, pour faire entre l’Amérique dans une ère plus industrielle.

Véritable classique indémodable du western, « Il était une fois dans l’Ouest » est un chef d’œuvre qui émeut aux larmes par sa beauté, sa magnificence et ne peut que faire aimer le 7ième art !

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Published by Seth - dans Western
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