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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 16:21

 

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Vous le savez la boxe a souvent été à l’honneur dans ces colonnes aussi est ce avec un plaisir non dissimulé que j’ai visionné le classique « Gentleman Jim » de Raoul Walsh.

Sorti en 1942, « Gentleman Jim » raconte à la fin du XIX ieme siècle, l’histoire d’un employé de banque de San Francisco appelé Jim Corbett  (Errol Flynn) qui va presque devenir par hasard champion du monde poids lourds de boxe anglaise.

A cette époque, la boxe est considérée comme un sport bestial et les combats à mains nues autour d’un ring sommaire se font souvent en toute clandestinité.

Après avoir assisté à l’un d’eux en compagnie d’un collègue, Corbett excité et curieux par ce qu'il a vu, décide de se rendre dans un club de sport sélect appelé Olympic Club ou la boxe est enseignée aux gentlemen par des entraîneurs professionnels.

Corbett apparaît dés le début comme un jeune homme intrépide, aventureux,  un brin arrogant masi animé d’une énergie capable de renverser des montagnes.

Par son culot il parvient ainsi à approcher Victoria Ware (Alexis Smith) une très belle cliente de la banque et membre de l’Olympic Club qui lui permet de prendre ses premières leçons de boxe alors qu’il n’est pas un gentleman.

Rapidement, on décèle de grandes prédispositions de Corbett pour le noble art et le jeune banquier se trouve à faire son premier combat qu’il remporte facilement face à l’ancien champion de îles britanniques.

Le style de Corbett, tout en feintes, en jeu de jambe et en vivacité, déroute la plupart de ses adversaires qui sont des poids lourds certes puissants mais peu mobiles.

Les combats s’enchaînent, la notoriété du boxeur aussi à mesure que les victoires s’accumulent même après les lendemains de cuite ou avec des adversaires tricheurs.

Pourtant tout n’est pas aussi facile pour autant.

Issu d’une famille modeste, Jim est la fierté de ses proches mais il a bien du mal à se plier aux règles strictes et désuètes des soirées du monde qu’il fréquente.

Il dérange et ne doit qu’à son immense talent de ne pas être banni de ce cercle très restreint.

De plus Victoria se refuse à son charme de séducteur viril.

Tout le film jouera sur ce rapport répulsion-attraction entre Ware et Corbett.

L’apothéose du film est l’affrontement contre le champion du monde un robuste bûcheron nommé John Sullivan (Ward Bond) à l’immense force physique.

Comme souvent et quel que soit le sport, l’opposition de style entre un cogneur puissant et brutal et un technicien artiste à ses heures, donne lieu à une formidable confrontation.

Ce principe est valable pour les matchs Foreman-Ali ou Nadal-Federrer en tennis.

Corbett remporte le combat et détrône le champion, qui beau joueur, lui remet se ceinture en personne.

Le film se termine donc sur ce happy end gentillet.

En conclusion, « Gentleman Jim » est un film très à l’ancienne que j’ai trouvé par instant ridicule.

Ne cherchez pas ici de points de comparaison avec « Rocky » ou « Raging Bull »,  la violence des matchs est ici largement aseptisée et la souffrance bien souvent ignorée.

Ici on se frappe mais toujours avec élégance et style.

A ce titre le combat initial entre deux mastodontes se donnant de maladroites tapes confine à un comique bien involontaire.

Si le film manque bien entendu de réalisme (on ne voit jamais Corbett s’entraîner !) il  repose entièrement sur l’abattage incroyable d’Errol Flynn assurément l’un des plus séduisants acteurs de sa génération.

Outre la présence magnétique de Flynn, il reste donc pour apprécier ce film d’un autre temps le rythme rapide de l’action et la belle confrontation finale entre les deux boxeurs.


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Published by Seth - dans Sport
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