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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 18:58

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En 1983, Ac/Dc atteint désormais sa pleine vitesse de croisière avec son nouveau chanteur Brian Johnson qui est déjà présent sur son troisième album en trois ans.

Sort alors le peu connu « Flick of the switch » à la pochette au minimaliste assez scandaleux pour un groupe decette envergure.

« Flick of the switch » débute avec « Rising power » qui déroule un mid tempo lourd au groove efficace.

On poursuit sur cette bonne impression avec « This house is on fire » fusion idéale de hard et de blues dans un tourbillon de haute énergie en condensation.

Ac/Dc garde le cap et continue a envoyer la sauce sur « Flick of the switch », avec un Brian Johnson dosant parfaitement son chant tout en puissance et en hurlements.

Le groupe semble reprendre son souffle sur le plus placide « Nervous shakedown » avant de produire une brutale accélération sur « Landside » et « Guns for hire » aux refrains cinglants.

Passé ce court moment de démonstration de puissance, Ac/Dc retrouve son rythme de croisière sur « Deep in the hole » puis sur le massif  « Bedlam in belgium » au groove façon bulldozer proprement irrésistible.

La petite passade blues « Badlands » introduit le rush terminal « Brain shake » véritable bombe hard vicieuse et méchante en diable.

En conclusion, « Flick of the switch » est en réalité une bonne surprise et un album assez injustement mésestimé dont aucun titre ne passa à la postérité.

Il manque certes d’originalité et demeure trop linéaire mais ces défauts se retrouvent quasi systématiquement dans la musique des australiens.

Avec son hard rock, direct, nerveux et accrocheur, « Flick of the Switch » n’a pourtant pas à rougir de la comparaison avec les standards du genre et mérite à mon sens plus de respect que le relatif anonymat qu’il subit depuis plusieurs années.

Seule explication sans doute, le début des années 80 voit le développement du heavy métal anglais de haut vol à la Priest/Maiden et l’émergence d’un nouveau style, le thrash metal américain.

Pris de vitesse par cette nouvelle vague, Ac/Dc et son hard rock daté vont alors connaitre la décennie la plus noire de leur existence, ce qui n'empeche pas ce disque d'etre dans l'absolu de bonne facture.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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commentaires

El Maz 06/10/2014 19:12

Le seul album qu j'ai acheté à sa sortie et que je n'ai jamais pu écouté... (la fin de ma relation avec AC/DC....)

Seth 06/10/2014 21:49

Comme je le dis dans la chronique, ce n'est pas pour moi le plus mauvais.
Honnêtement, ce qu'ils font maintenant ne vaut dans l'absolu pas grand chose. Le meilleur d'AC/DC se situe pour moi dans les années 70.

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