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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 22:18

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Avec « Dobermann » de Jan Kounen, sorti en 1997, on quitte le film de mafia mais on reste dans le registre de la violence voir de l’ultra violence.

Inspiré de la vingtaine des romans de Joël Houssin consacrés à ce personnage récurrent, polars bourrins et efficaces bien que très connotés années 80, « Dobermann »  relate là Paris a lutte à mort entre un gang de pilleurs de banque dirigé par Yann le Pentrec dit le Dobermann (Vincent Cassel) et l’inspecteur Sauveur Cristini (Tcheky Karyo) aux méthodes radicales comparables à celles des voyous qu’il traque.

Le Pentrec s’appuie sur une équipe composée de sa femme Nat (la sculpturale Monica Belucci) gitane muette et sexy, Moustique (Antoine Basler) petit homme surexcité et violent, l’abbé (Dominique Bettenfield) faux religieux adepte de la grenade, Pitbull (Chick Ortega) brute épaisse amateur de chiots et d’un travesti fils de bonne famille appelé Sonia (Stephane Metzger) .

A cette équipe de choc se joint Manu (Romain Duris), gitan vulgaire et obsédé sexuel travaillant dans une casse.

Après une série de braquage d’une violence inouïe ou plusieurs policiers sont tués, Cristini met les bouchée doubles en terme de recherches pour coincer son ennemi de toujours.

Il finit par mettre la main sur Sonia en réalité Olivier Brachet en plein dîner de famille et pratique une torture abjecte pour avoir des informations sur le Dobermann.

Sonia finit par craquer sous la pression policière et accepte de servir d’indic pour piéger le Dobermann dans une boite de nuit située prêt du canal de l’Ourcq.

La boite de nuit ou se terre toute la bande, prêt à consommer sexe et drogue, devient alors le siége d’une sanglante fusillade ou Cristini et ses hommes déciment les voyous.

Le Dobermann et Nat parviennent à s’échapper et à tuer Cristini après une lutte d’une violence inouïe.

En conclusion, boosté par une bande son techno assourdissante, « Dobermann » est un film au scénario simpliste très bande dessinée misant tout sur un cocktail vitesse/violence extrêmes.

Mais la succession de scènes choquantes enchaînées à fond de train ne suffit pas à masquer sa profonde vacuité.

Les acteurs en font des tonnes dans la surenchère jouissant sans doute de leurs personnages excessifs et déjantés qui à vrai dire irritent plus qu’autre chose (surtout Romain Duris insupportable en petite frappe dégueulasse d’une bêtise inouïe).

On ressort plutôt écœuré et irrité de cette machine cocainé et stupide tournant à vide.

Les livres de Houssin, honnêtes polars d’une certaine tradition française des années 80, auraient mérité mieux que cette adaptation branchée et malsaine d’un jeune réalisateur désireux de se faire un nom par le scandale.

A réserver à un public (très) averti, (très) jeune et relativement peu exigeant.


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Published by Seth - dans Policier
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