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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:48

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En 2004, Primal fear maintient la cadence de son intense production métallique avec « Devil‘s ground » .

Seul changement dans la formation allemande, le batteur d’Annihilator Randy Black remplace le pourtant déjà très bon frappeur attitré Klaus Sperling présent depuis les premiers méfaits des aigles d’acier.

Peu d’innovation dans la pochette hideuse, reprenant le concept des aigles ici dans un environnement post nucléaire ravagé.

Primal fear reprend les affaires la ou il l’avait laissé, toujours dans le cliché le plus absolu avec « Metal is forever » titre assez lourdaud au clip vantant la picole et le sexe débridé pourtant assez amusant.

L’implacable machine à riffs tueurs reprend ses droits avec le rapide « Suicide and mania » et le plus mélodique « Visions of fate » , très bon heavy à la fois fluide et puissant avec un chanteur en contrôle total de ses immenses capacités.

On est toujours dans le registre de la quintessence d’un heavy certes peu aventureux mais terriblement efficace avec  ce « Sea of flames » au punch destructeur.

Puis Primal fear se fend avec « The healer » d’une longue ballade épique quelque peu excessive dans sa grandiloquence.

Mais cette incartade est rapidement évacuée avec « Sacred illusion » , qui déroule un heavy speed pour une fois moins tranchant.

Le cliché revient à l’honneur avec « In metal » certes peu inspiré au niveau des paroles, mais posant un emballant mid tempo d’une lourdeur assez jouissive.

Le groupe bastonne sur « Soulchaser » dont le tempo thrash ne recèle pas pourtant la violence habituelle de ce type de composition puis revient à son heavy de gros bras sur « Colony » .

La mélodie revient à l’honneur sur le gentiment sympathique « Wings of desire » avant que n’arrive ni plus ni moins que le meilleur titre de l’album « Heart of the brave » qui envoie un véritable électrochoc avec son heavy de grande classe à la Judas priest.

La fin de l’album se composant d’une outro pompeuse narrée à la Manowar et d’une reprise pourtant impeccable de Rainbow « Die Young » ne contient à vrai dire que peu d’intérêt.

En conclusion, après quatre impeccables albums de heavy metal de haute tenue, « Devil’s ground » marque la première baisse de régime d’un groupe qu’on pensait inoxydable et capable de creuser son sillon enflammé sans jamais dévier d’un centimètre de sa route.

Dans l’absolu « Devil’s ground » n’est pourtant pas mauvais, mais sa musique bien que toujours efficace dans ce registre très balisé, manque cette fois d’intensité et de mordant.

On ne sait si l’arrivée d’un nouveau batteur à perturbé le groupe ou si il a été victime d’un légitime phénomène d’érosion toujours est il que Primal fear se situe sur ce cinquième album en retrait par rapport à cette fabuleuse énergie tant nécessaire pour venir illuminer de mille feux ce heavy metal que d’aucun jugent beaucoup trop classique.

Avec cette œuvre semblant pour la première fois réalisée en pilotage automatique, sans passion mais plutôt comme d’honnêtes fonctionnaires, Primal fear déçoit donc ses plus ardents fans.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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