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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 23:10

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Coup de projecteur sur le bestiaire des groupes de heavy metal des années 80 avec la carrière d’Armored Saint.

Formé en 1982, Armored Saint pratique un heavy metal puissant et traditionnel, mélangeant l’efficacité mélodique de Judas Priest avec l’agressivité de Metallica.

Malgré d’évidentes qualités, la  carrière de ce Saint en Armure ne décollera jamais vraiment en raison de son origine américaine qui ne cadrait pas à l'époque avec son style essentiellement européen véhiculé par des groupes comme Saxon, Judas Priest ou Iron Maiden.

On croira le groupe définitivement rayé de la carte et enterré par le Grunge au début des années 90 mais le Saint ressuscitera miraculeusement en l’an de grâce 2000 avant de poursuivre sa carrière au rythme frénétique d’un album tous les 10 ans.

Sorti en 1985, « Delirious nomad » est le second album du groupe avec cette pochette surprenante bien éloignée des habituelles illustrations viriles et conquérantes qu’affectionnait le groupe.

On retrouve ici la légendaire formation composée de Dave Prichard/Phil Sandoval aux guitares, de Gonzo Sandoval à la batterie, de Joey Veira à la basse et de John Bush au chant.

Avec sa concision et son punch, « Long before I die » illustre à merveille le style direct, puissant et percutant du groupe caractérisé par des riffs nerveux, des rythmiques innarretables et un chanteur impérial au timbre grave ultra viril.

Solidement cuirassés, nos saints poursuivent le travail de sape sur « Nervous man » doté de riffs acérés et de breaks dévastateurs entrecoupés de superbes parties de guitares.

Moins réussi, « Over the edge » présente quelques aspérités ou de légers passages mélodiques osent timidement pointer le bout de leur nez.

On avance toujours casqué la tête en avant sur « The laugh » , mid tempo solide appuyé de chœurs efficaces.

Mais la foudre rejaillit véritablement avec « Conqueror », rapide, incisif  et enlevé qui renoue avec la puissance inéluctable du Saint en marche.

Pas de concessions non plus sur « For the sake of the heaviness»  martelé avec force et rage par un John Bush donnant son plein rendement.

Après la répétition de ces terribles coups de béliers,  « Aftermath » déroule une jolie power ballade permettant de mettre en valeur une plus large  palette des capacités du groupe.

Retour au heavy burné avec « In the hole » et « You’re never alone » trop heurtés pour décoller vraiment.

Malgré son coté bancal, « Released » rapide et intense achève en trombe ce disque.

En conclusion, après l’écoute de « Delirious nomad » on serait tenté de dire à ce jeune élève prometteur :  bon travail mais peu largement mieux faire.

S’appuyant sur un chanteur de très gros calibre au style musclé et explosif, Armored Saint délivre en effet ici un heavy metal carré, efficace et puissant qui ne s’encombre pas de fioritures, va droit à l’essentiel mais qui demeure parfois trop étriqué et répétitif.

Très homogène et dense, « Delirious nomad » souffre d’une production faiblarde, d’un manque de relief et d’un ou deux grands titres fédérateurs capables de booster l’ensemble afin de lui faire acceder à la catégorie supérieure.

Néanmoins sa qualité globale et l’indéfectible engagement de ses musiciens font toujours passer un très bon moment.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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