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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 19:32

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Dans le monde toujours vaste et évolutif des super héros Marvel, j’ai découvert assez tardivement Deadpool avec l’album « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » de Duane Swirczynski sur des dessins de Jason Pearson.

Sorti en 2010, « Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson » (quel excellent titre ! ) est un court récit ayant le mérite de remettre en lumière les origines d’un super héros au comportement fascinant car aussi détestable que jouissif en raison de sa haute teneur psychotique.

Arrêté par le gouvernement américain, Deadpool est alors contraint par les sénateurs de se défendre après le massacre par lui et son équipe de narco trafiquants sur le sol mexicain.

A cette occasion, Wade Wilson explique donc qu’il est un ancien soldat qui après avoir appris qu’il était atteint d’une tumeur incurable au cerveau, a servi de cobaye à l’armée américaine pour expérimenter un facteur auto guérisseur similaire à celui de Wolverine.

Bien que défiguré et rendu à moitié fou par les traitements, Wilson survécut et intégra le projet arme X avec d’autres cobayes comme le Tireur (Bullseye) bien connu des fans de Daredevil et de deux femmes Silver Sable et Domino, tous devenus de formidables machines à tuer pour les opérations ultra secrètes du gouvernement americian.

L’essentiel du récit consiste donc dans les élucubrations d’un type masqué, malade mental imprévisible mentant et jouant avec un jury chargé de lui extirper un semblant de vérité.

L’exercice est rendu plaisant par le coté délirant de la personnalité de Deadpool, tueur quasi immortel capable de tout y compris de faire croire que son vrai visage est celui de Michael Jackson !

En conclusion, en permanence sur le fil du rasoir, oscillant comme un funambule sur son fil entre réalité et pur délire, Swirczynski réussit son pari à priori délicat et à donner des informations sur un héros par nature insaisissable, mystérieux et  anti politiquement correct.

Mais l’humour et l’auto dérision (Deadpool n’hésite pas interpeller le lecteur en lui faisant prendre conscience qu’il sait qu’il lit un comic !) sont en permanence contre balancés par une violence sauvage, comme lors des horribles exactions du commando de l’arme X.

Enfin, même si je ne suis pas un grand fan des dessins sombres et anguleux de Pearson, son style sec et nerveux donne suffisamment de punch au récit pour maintenir l’attention du lecteur embarqué sur des chemins souvent sinueux.

Deadpool, un personnage à suivre pour moi pour son coté hors norme même si dans le registre fou dangereux, le Tireur qui fait ici quelques apparitions aura toujours assurément ma préférence.

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Published by Seth - dans Comics
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