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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:27

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Malgré le relatif échec du deuxième opus, un troisième épisode de la série « Cube » voit le jour en 2004 sous le titre de « Cube zero ».

Réalisé par le canadien Ernie Barbarash, « Cube zero » se voulant le premier de la série, revient à des considérations plus terre à terre que son prédécesseur en reprenant l’idée des piéges mécaniques vicieux provoquant des morts de plus en plus spectaculaires.

Meme si le film retrace comme d’habitude la progression de six parfaits inconnus prisonniers de chambres cubiques mortelles, sa principale originalité est de mettre en avant la plupart du temps deux gardiens Eric Wynn (Zacharie Benett) et son supérieur Dodd (David Hubband ) chargés de surveiller sur des écrans d'ordinnateur l’évolution des cobayes humains.

Des deux hommes enfermés dans leur solitude technologique, Eric semble le plus perturbé par sa tache et éprouver de la compassion pour le charme d’une des détenues nommée Cassandra Rains (Stephanie Moore) , une opposante politique du gouvernement.

Malgré les remontrances de Dodd qui semble craindre une autorité supérieure, Eric se montre progressivement de plus en plus curieux et rebelle par rapport au bien fondé de sa mission.

Le film alterne donc de manière les discussions des deux hommes montant dans une tension psychologique graduée avec les scènes plus chocs de l’intérieur du cube avec les inévitables séquences de stress entre les prisonniers.

Au final, saisis d’empathie pour les victimes, Eric et Dodd vont se rebeller contre l’autorité symbolisée par Jax (Michael Riley), Eric descendant dans le cube pour aider les prisonniers et Dodd sabotant l’électronique afin de compliquer la tache des hommes envoyés par Jax pour résoudre les difficultés.

La fin du film permet de répondre à davantage d’interrogations concernant le mécanisme de « recrutement » utilisé par le gouvernement pour mener à bien ses expériences d’un intérêt scientifique douteux.

En conclusion, bien que légèrement meilleur que « Cube 2 : hypercube » car plus ancré dans une réalité facilement appréhendable, « Cube zero »  ne parvient toujours pas à se hisser au niveau du premier film de Vincenzo Natali.

Les acteurs sont médiocres et leurs personnalités clonées sur les deux premiers opus très peu étoffées avec la belle blonde mure intelligente et humaine, le black militaire au comportement fasciste et un gros type au physique ingrat tout indiqué comme souffre douleur.

De plus le film souffre d’un manque de rythme entre longues discussions pénibles des gardiens et brèves séquences de piéges toutefois très réussies.

Avec son arrière goût de téléfilm fauché, « Cube zero » clôt donc par la petite porte cette série qui ne se sera révélée qu’un éphémère succés sans lendemain.

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