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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:11

back_in_black.jpg

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Je pourrais réutiliser ici sans problème la même introduction que pour « Highway to hell » car les chiffres de vente de « Back in black » faisant de lui le deuxième album le plus vendu de tous les temps derrière le « Thriller » de qui vous savez, ont de quoi donner le tournis.

La raison de cet engouement ? Sans doute la mort de Bon Scott en 1980 a-t-elle jouée dans cet élan populaire mais le phénomène n’aurait pas à mon sens perduré si la qualité intrinsèque du disque n’était pas elle aussi jugée comme phénoménale.

En 1980 donc, les quatre musiciens d’Ac/Dc recrutent Brian Johnson pour remplacer leur irremplaçable chanteur tragiquement décédé quelques mois plus tôt.

La pochette noire, triste et sobre est donc de rigueur pour ce deuil.

L’entame se fait avec « Hells bells » et ses cloches de l’enfer mondialement connues.

Il s’agit d’un solide mi tempo hard rock lançant des refrains énergiques et hauts en couleurs.

Tout de suite il parait évident que le groupe a embauché un braillard au timbre de voix aigu assez difficile à supporter mais « Hells bells » est dans l’absolu indéniablement un classique incontournable.

Après cette introduction en noir, le groove refait son apparition avec le musclé mais bien linéaire « Shoot to thrill » tandis que « What do you do for money honey » s’avère particulièrement irritant en raison du chant de Johnson.

Jouant sur un coté répétitif et énergique, « Givin the dog a bone » passe plutôt bien tandis que l’aspect égrillard reprend le dessus sur le bluesy-sexy « Let me put my love into you ».

Mais tout ceci fait figure de petite bière face à « Back in black » dont le riff de guitare exceptionnel parvient à éclipser les vocalises pataudes du chanteur.

On passe rapidement sur l’énorme succès commercial de « You shook me all night long » hymne de stade repris entre autre par Céline Dion, Tori Amos ou Shania Twain.

Plus intéressant est le hard blues « Have a drink on me » aux refrains amusants tandis que « Shake a leg » sent bon le titre remplissage et que le bluesy « Rock and roll ain’t noise pollution » s’avère tout juste passable.

En conclusion, je suis très loin de partager l’engouement populaire autour « Back in black ».

A l’exception de quelques titres phares comme « Hells bells » ou « Back in black » , les compositions se montrent ici moyennes mais plus grave encore le style tout en force et en hurlements de Brian Johnson écorche mes délicates oreilles.

Vous l’aurez compris, il y a pour moi deux Ac/Dc, celui des années 70 et de Bon Scott que je trouve génial car gavé de feeling, d’émotion et d’instinct et celui plus rouleau compresseur de Brian Johnson, gros docker athlétique manquant de finesse à mon sens.

Bien entendu « Back in black » n’est pas un mauvais album, il est même sans doute l’un des meilleurs de l’ère Johnson, mais son orientation gros hard rock de stade ne me convient pas.

Si on met de coté son colossal succès qu’on peut attribuer à la bonne dynamique enclenché avec Bon Scott, « Back in black » n’aura que pour successeurs que des albums médiocres qui entraineront Ac/Dc dans une lente traversée du désert qui ne prendra fin qu’au début des années 90.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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