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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 10:44

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Plongée dans une musique qu’on qualifiera de très underground, l’électro industriel à la lisière de la rigidité de la techno, de la brutalité du métal et du doux désespoir du rock gothique.

Formé dans les années 80, Suicide commando est le projet fou d’un seul homme le belge Johan Von Roy.

Devenu aujourd’hui avec le temps culte, Suicide commando sort en 2003 son neuvième album intitulé « Axis of evil » à la pochette on ne peut plus sobre designant la terre comme cible à d'un viseur longue portée.

Un rapide détour par le livret montre un artiste nihiliste obsédé par la mort, le suicide, la violence et l’horreur sous de nombreuses formes.

L’album commence avec « Cause of death : suicide » par une introduction glacée ou une voix de cosmonaute annonce un beat techno montant crescendo jusqu’a déboucher au bout trois minutes sur une agression scientifique portée par une batterie programmée couplée à une voix rauque.

Ce longs morceau instaure sur plus de huit minutes un rythme intense et hypnotique des plus enivrants.

La suite est dans la même fibre avec rythmes technologiques et voix déshumanisée rageuse, le plus mou « Consume your vengeance »  s’avère pénible à l’écoute tandis que « Face of death » pousse le concept encore plus loin dans le nihilisme robotique.

La batterie claque sèchement sur « The Reformation » tandis que la même voix monstrueuse s’insinue par reptation dans une foret de 'étranges bruitages.

On comprend alors que nulle chaleur ou humanité n’est à attendre de ce type de musique voué à incarner la face la plus sombre et froide de l’humanité.

Le plus aseptisé « One nation Under god »  marque les limites de l’exercice par nature répétitif tandis que l‘indigeste « Mordfabrik » fait penser à une horrible mutation d’un DJ à succés en misanthrope dépressif.

Suicide commando trouve une certaine fluidité avec « Evildoer » presque dansant avec son rythme lent, puissant et hypnotique.

Le chant en allemand de « Sterbehilfe » s’avère trop lourd à digérer, quand à « Plastik christ », il se surpasse dans la bizarrerie jusqu’à évoquer la bande son d'un film d’horreur.

Le dernier morceau « Neurosuspension » égrène lentement et plutôt mollement sa longue litanie de sonorités futuristes et glacées.

En conclusion, « Axis of evil » a été ma première prise de contact avec Suicide commando.

Le résultat me laisse plutôt dubitatif tant le style techno me laisse d’habitude complètement froid.

Pionnier de l’électro industriel, Suicide commando a certes inventé un concept original mais n’a pas beaucoup de marge de manœuvre dans sa musique technologique, froide et trop répétitive pour moi.

Cet artiste me fait penser à un Ministry sans la terrible puissance de frappe des guitares métalliques.

Sa musique est parfois irritante, parfois plaisante et demeure à mon avis un must pour danser dans les caves des soirées gothiques.

Pour ma part, « Axis of evil »  a par son coté personnel, barré, underground et sans concession, gagné mon respect, à défaut de mon admiration.

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Published by Seth - dans Industriel
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