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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 11:06

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Le très bon niveau du dernier album des Guns’n’ roses m’a donné envie de me replonger plus attentivement dans leur discographie.

Sorti en 1987, « Appetite for destruction » appartient également à la catégorie des best sellers des albums de rock de tous les temps au même rang que ceux d’Ac/Dc et Pink Floyd.

Pourtant à sa sortie, ce groupe issu de la fusion de deux formations californiennes des L.A Guns et des Hollywood Roses, est en à son premier galop d’essai qui s’avérera être en fait un coup de maitre en terme de ventes.

En 1987, le binôme Axl Rose (chant) et Slash (guitare) sur lequel repose l’ossature du groupe est déjà formé.

Izzy Stradlin (guitare) , Duff Mc Kagan (basse) et Steven Adler (batterie) viennent le compléter.

Tout de suite le visuel de la pochette, macabre mais si rock’and’ roll frappe immédiatement.

 

Il s’agit ici d’un groupe de pirates du rock prêt à tout foutre en l’air.

Le look extravaguant assez caricatural des musiciens et leur attitude de mauvais garçons feront eux aussi sensations.

L’entrée en matière est survoltée avec « Welcome to jungle » , titre emblématique de la folie urbaine de l’univers des jeunes hommes ou de puissantes guitares hard se marient avec le débit de mitrailleuse du chanteur.

En comparaison, « It’s so easy » parait bien bancal avec ses tentatives maladroites d’alternance chaud-froid.

Le groupe développe un groove intéressant sur « Night train » brillante synthèse de rock lourd.

C’est assurément cette recette d’un savant mélange entre rock et hard avec quelques pointes de punk qui fera leur succès.

On reste dans le classique avec « Out to get me » et « Mr Browstone »  qui malgré leur énergie et leur punch se montrent trop peu originaux pour captiver.

Cette linéarité est rompue avec « Paradise city » brillante power ballade qui montre déjà le talent des apprentis rockers en la matière.

Dans le registre rapide et nerveux, « My Michelle » et « Think about you » et ses refrains enlevés sont de formidables réussites.

L’émotion ressurgit avec « Sweet child o’mine » très belle ballade ou Axl laisse parler sa sensibilité et adoucît le ton aigrelet de sa voix.

La dernière partie du disque se fera plus violente avec le très punk « You’re crazy », puis les très brouillons et poussifs « Anything goes » et« Rocket queen ».

En conclusion, malgré sa haute réputation « Appetite for destruction » ne correspond pas à mes canons en terme de musique et me donne plus l’impression d’assister à la naissance de la chrysalide d’un des plus grands groupe de hard rock de l’histoire.

Bien entendu, l’énergie des premiers âges est bel et bien présente, et « Appetite for destruction » vient bousculer par son agressivité les permanentes de l’establishement des groupes américains de l’époque.

Les guitares de Slash et de Stradlin sont lourdes mais conservent néanmoins un feeling rock très marqué.

Axl chante comme un vrai chat sauvage et n’a pas encore la pleinitude de ses capacités vocales avec un chant encore trop peu varié.

Pour moi malgré quelques titres très réussis révélateurs du potentiel des Guns, « Appetite for destruction » reste trop à état de brouillon et manque de maturité pour pleinement me séduire.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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