Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 19:18

rising_force.jpg1

 

 

Délaissons à présent la beauté apaisante de la musique d’Ofra Haza pour revenir à un style plus électrique et jusqu’alors bien peu abordé dans ce blog, le hard rock néo-classique de Yngwie J Malmsteen avec « Alchemy » sorti en 1999 avec son groupe Rising force.

Malgré un succès auprès du grand public quasi inexistant comparé aux autres grands guitaristes comme Santana, Satriani ou même Steve Vai, Malmsteen est connu de tous les amateurs de hard rock et vénéré par une bonne fraction d’entre eux en raison de son style rapide et débridé.

Pour son onzième album studio, le guitariste à l’égo boursouflé s’entoure ici d’une vielle connaissance, le chanteur Mark Boals, puis du bassiste Barry Dunaway, du batteur John Macaluso et du clavier Mats Olauson.

Avec sa pochette mêlant mégalomanie et heroic fantasy, « Alchemy » débute cela va sans dire par un instrumental de plus de quatre minutes « Blitzkrieg » manquant pour moi de vitesse et d’impact pour honorer ce titre pompeux.

Survient alors le premier titre chanté, « Leonardo », mid tempo assez agréable ou Boals peut affirmer son style emphatique quelque peu figé dans celui du hard mélodique des années 80.

Malheureusement Boals qui ne semble pas habité par un esprit de sobriété force encore plus la dose sur « Playing with fire » jusqu’à en devenir particulièrement irritant.

Le chanteur est un peu mieux canalisé sur « The stand » qui n’en demeure pas moins plat et pénible.

Malgré son ton plus dur et son rythme rapide, « Wield my sword » se montre tout aussi excessivement inefficace et pompeux, aussi endurer ses six minutes de dégringolades de manche est il véritablement délicat pour un auditeur déjà passablement assommé.

Ayant à peu prêt compris qu’il n’y aura pas grand-chose à attendre de la part du « groupe », on encaisse sans broncher un nouveau long instrumental « Blue » ou le guitariste fait certes preuve d’une belle dextérité sans que pour autant l’émotion n’affleure vraiment.

Faisant toujours preuve d’une grosse puissance de feu, Malmsteen et sa troupe lorgnent vers le heavy metal avec « Legion of the damned » et un Boals cette fois plus à son aise dans un registre mêlant pour une fois harmonieusement puissance et mélodie.

On poursuit plus ou moins dans le même style avec des morceaux quasi interchangeables avec riffs néo-classiques, vocalises haut perchées à la limite de la caricature, « Demon dance » , « Hangar 18, area 51 » la palme revenant à « Voodoo nights » summum de lourdeur et de non fluidité.

Comme si ce n’était pas assez pour nos pauvres oreilles massacrés de décibels inutiles, le groupe nous assène une trilogie instrumentale pour terminer : « Asylum » avec une première partie instrumentale néo-classique marquée, une seconde pour une fois plus subtile et une troisième plus rock et sans intérêt.

En conclusion, pour moi « Alchemy » est un non sens musical et ne relève d’aucune entente ou combinaison particulièrement heureuse entre musiciens au vu du résultat.

Nous avons affaire ici à un guitariste certes doué, mais incapable de refreiner sa production qui saoule l’auditeur sous un déluge de notes et finit par immanquablement le saturer.

Cet effet est de surcroit décuplé par le style de Boals également surjoué en effets vocaux parfois à la limite de la caricature.

Aucune aération, peu de variations, des titres clonés à la chaine, « Alchemy » parait au final bien vain et ne recueillera les suffrages que des techniciens du manche, qui s’ébaudiront des performances de leur idole.

Ce disque est pour moi à la limite de l’inécoutable.

Quelqu’un aurait il un cachet d’aspirine ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens