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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:29

Sorti en 2001, « Rue des petites daurades » est le second roman de Fellag, l’humoriste et acteur algérien.
Le but affiché ici est de raconter dans une rue imaginaire de Paris l’agrégat de tous les souvenirs de Fellag concernant les quartiers populaires dans lequel il a vécu dans les années 90.
« Rue des petites daurades » ressemble donc à une succession interrompue de portraits : principalement le fantasque Farid dans lequel l’auteur se reconnait surement, qui  tombé sous de charme de Wanda, exilée yougoslave rencontrée dans des circonstances romanesques à la gare de l’Est vient d’avoir un enfant de lui !
La rue des petites daurades, ce sont aussi deux bars antagonistes, l’un le Revizor repaire de l’extrême droite française et l’autre les Chants alizées tenu par un couple berbère mais en réalité multiculturel.
Après la galerie de portraits, majoritairement d’émigrés, arabe comme le pickpocket au grand cœur Mourad ou le musicien russe Sergei, mais aussi de Français marginaux comme l’ex SDF Alain ou Georges le concierge ex para aimant se battre avec les Arabes du quartier, vient un semblant d’histoire autour de Fred dit Monsieur X, un malade du SIDA pris en grippe par tout un immeuble en raison de ses manies excentriques.
Seul Farid finit par sympathiser avec Monsieur X et à gagner sa confiance.
Après sa mort, la question de la dispersion de ses cendres du toit de la cité divise tout le quartier, les fachos et les vieux s’opposant à ce rite qu’ils jugent offensant, tandis que les amis de Farid soutenus par une intelligentsia de gauche (Cavanna, Sellier, Bové) souhaitent eux respecter les dernières volontés du mort.
Après une période de haute tension et l’intervention des CRS venus s’interposer, les partisans de Farid font mine de se retirer mais secrètement aidé par Georges, faux raciste au grand cœur, parviennent à réaliser l’opération en pleine nuit.
En conclusion, « Rue des petites daurades » est un livre bien mineur et d’un intérêt tout relatif.
Certes Fellag en bon humoriste a parfois le sens du jeu de mot et de la formule qui fait mouche, mais sa plume ne tient vraiment pas la distance.
Entre anecdotes creuses et embryon d’histoire, son roman tourne à vide et verse souvent dans l’éloge de la marginalité, de la débrouille (comme si finalement personne dans les quartiers populaires de Paris ne travaillait !) et d’un « vivre ensemble » multiethnique parfois écœurant de bons sentiments…
Ce n’est donc pas ce roman qui me donnera envie d’aimer le Fellag romancier.

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