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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:39

En 1975, Alice Cooper fait table rase du passé, changeant tous ces musiciens pour partir sur des basses neuves : aux guitares Steve Hunter, Dick Wagner mais surtout Bob Erzin (également producteur/claviériste), Joseph Chirowski (claviers), deux bassistes Prakash John, Tony Levin et un seul batteur Whitey Glan.
Avec cette formation grand luxe voit le jour « Welcome to my nightmare » l’un des ses albums conceptuels les plus ambitieux à la pochette ouvertement psychédélique.
C’est un avec un groove quasi funky ultra surprenant que « Welcome to my nightmare » vient cueillir l’auditeur pour lui proposer un long et beau voyage musical dans l'esprit d'un jeune homme cherchant à sortir du coma.
Tempo lent, ambiance feutrée, bizarre, hypnotique sur « Devil’s food » habité par le chant rauque d’Alice qui se surpasse ensuite sur « The black widow » déchirante déclamation ténébreuse sur fond de film d’horreur…
On passe ensuite au monde du cabaret sur « Some folks » pour notre plus grand plaisir et surprise.
Pièce maitresse du répertoire du maitre, « Only women bleed » est en réalité une ballade doucereuse trop éthérée à mon gout.
Après un retour hard rock plus classique avec « Department of youth » enchainé de « Cold ethyl » aux riffs plutôt plaisants, Alice renoue avec ses atmosphères dérangeantes sur « Years ago » qui évoque la nostalgie du passé sur fond de de B.O de film d’horreur.
La folie est ensuite à l’honneur avec « Steven » lui aussi grandiose dans son ambiance torturée et malsaine, avec des parties de claviers assez géniales d’Erzin.
Alice continue de distiller son venin avec le très atmosphérique « The awakening » et termine en beauté sur « The escape » au groove plus rock ‘n’ roll plus chaleureux.
En conclusion, « Welcome to my nightmare » est un album unique, inclassable, dépassant de loin le cadre trop étriqué du hard rock.
Œuvre d’art à part entière, « Welcome to my nightmare » déploie une large palette d’ambiances et démontre la créativité exceptionnelle du musicien adepte d’un rock ténébreux, dérangeant et théâtral se nourrissant de multiples influences.
En 1975, Alice Cooper aidé par sa rencontre avec le talentueux producteur Bob Erzin déploie ses ailes de corbeau, montrant qu’il appartient à la race des plus grands artistes.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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