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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:51

Films brésiliens toujours avec « Confessions d’une call girl brésilienne » de Marcus Baldini.

Sorti en 2011, « Confessions d’une call girl brésilienne » reprend et particularise les romans à succès de confessions d’escorts girls qui surfant sur la fascination glauque autour de leur activités de « pute de luxe » se sont multipliés à cette époque.

Ici Bruna (Deborah Secco) est une jeune fille adoptée de la classe moyenne supérieure brésilienne qui mal à l’aise dans sa famille, décide à 17 ans de quitter le giron familial pour devenir prostituée à São Paulo.
Elle ne laisse pas grand-chose derrière elle, des parents dépassés, un demi frère Rodrigo (Sergio Guizé) qui ne la supporte pas et une expérience traumatisante avec Miguel (Gustavo Machado) un camarade de classe qui l’a filmé en train de le sucer et a diffusé la vidéo sur Internet.
Dans la grande ville de São Paulo, Bruna rencontre Larissa (Drica Moares), directrice d’une maison close qui convaincue de son potentiel accepte de la prendre à l’essai.
Bruna doit donc s’intégrer à un groupe de filles déjà sur place : Gabi (Cristina Lago), Janine (Fabiula Nascimento) mère d’un enfant, Mel (Erika Puga), Yasmine (Simone Illescu) et Kelly (Brenda Ligia).
Rapidement, Bruna fait ses premiers clients et rencontre un fort succès malgré un aspect général négligé.
Les homme sont séduits par sa jeunesse et son innocence supposée.
L’un d’entre eux Huldson (Cassio Gabus Mendes) son premier client devient un régulier.
L’argent afflue et Bruna apprend peu à peu les ficelles du métier qui connait surtout des heures pleines durant la journée.
Elle semble s’épanouir dans cet univers, même si Rodrigo parvient à la retrouver, l’accable de reproches et la menace de la détruire si il la revoit un jour.
La situation se tend lorsque Bruna comprend qu’on lui a volé son argent et les bijoux qu’elle avait elle-même volé à sa mère…
Elle suspecte un temps Janine qui nie farouchement mais parvient à obtenir les aveux de Yasmine, toxicomane en employant la force.
Faisant son méa culpa, Yasmine accepte de la rembourser et les choses semblent alors rentrer dans l’ordre.
Au cours d’une soirée dans une boite de nuit branchée, Raquel fait la connaissance de Carol (Guta Ruiz), une escort girl haut gamme entretenue par une homme mur.
Séduite par son coté plus élégant et raffiné, Carol lui donne sa carte de visite et l’initie aussi à la cocaïne.
Les deux femmes sympathisent et se retrouvent régulièrement.
Cette relation tombe à point nommé lorsque Larissa qui a découvert que ses filles prenaient de la drogue, pique une colère et exclue Gabi ainsi que Raquel qui avait pris sa défense.
Raquel appelle donc Carol et décide sous ses conseils de se mettre à son compte.
Elle loue un luxueux appartement avec piscine au somment d’une tour de la ville et embauche Gabi comme assistante.
Assez habilement, Raquel crée un site internet et s’invente un personnage de « surfeuse » pour capitaliser sur son physique de blonde sportive et bohème.
Le succès est rapidement au rendez vous et les clients se succèdent avec des tarifs en hausse.
Raquel tient également à jour un blog ou elle note ses clients ce qui provoque l’explosion de sa clientèle, attirée par ce procédé astucieux.
Mais avec le succès vient une montée en flèche de sa consommation de drogue, soigneusement entretenue par son amie Carol.
Raquel finit par négliger ses clients et dépenser plus qu’elle ne gagne.
Elle licencie Gaby après une altercation et aux abois financièrement se montre de plus en plus odieuse avec les gens.
La drogue et le succès déclinant obligent Raquel a aligner les passes minables dans la rue et s’enfonce dans la déchéance.
Carol coupe les ponts avec elle et Huldson réapparait comme une providence, en l’invitant à diner.
Raquel accepte mais se montre très froide lorsque celui-ci lui offre un somptueux bijou tout en lui demandant de vivre avec lui pour changer de vie.
Après une période d’hésitation de pause, elle rempile comme escort pour six mois et stoppe ensuite son activité pour vivre avec un ex client qu’on devine être Huldson.


En conclusion,  « Confessions d’une call girl brésilienne » est un film sulfureux présentant la prostitution sous l’angle d’un choix délibéré, libre et assumé.
On peut être gêné de cette approche et de l’apologie de ce mode de vie, se résumant principalement dans sa première partie « maison close » à un esclavage.
A aucun moment l’aspect risque qu’il soit sexuel (maladie sexuellement transmissibles) ou purement physique (viol, vol, agression, humiliation) n’est abordé, et le tout est enveloppé dans un nuage de glamour assez dérangeant.
Seule la seconde partie via la drogue présente un aspect dérive aboutissant à une décadence, encore que celle-ci soit atténuée et se termine en simili « conte de fée » avec la porte de sortie représenté par un client amoureux (mais quelconque).
Malgré son coté « documentaire » et la plastique athlétique de la trentenaire Deborah Secco, « Confessions d’une call gril brésilienne » ne dépassera donc pas le stade de l’anecdote épicée.

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Published by Seth - dans Erotisme
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