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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:54

Sorti en 2008, « Babylon A.D » de Mathieu Kassovitz est une adaptation du roman de Science fiction « Babylon babies » de Maurice G Dantec.

Assez immédiatement, « Babylon A.D » nous plonge dans un monde apocalyptique post industriel ou un mercenaire tout en muscles, Hugo Cornélius Toorop (Vin Diesel) vivant dans un immeuble en ruines, est réquisitionné par un trafiquant du nom de Gorski (Gérard Depardieu) afin d’acheminer une jeune fille russe aux Etats-Unis.

Après un dialogue haut en couleurs entre les deux hommes, Toorop négocie une belle indemnité puis accepte la mission et est parachuté en Mongolie.

Malgré sa mauvaise humeur, le gros dur accepte de convoyer la jeune fille Aurora (Mélanie Thierry) et en plus religieuse d’un couvent Noélite qui l’accompagne Rebeka (Michelle Yeoh).

Dans une boite de nuit glauque, Toorop prend ensuite contact avec un passeur nommé Finn (Mark Strong) pour acquérir un passeport pour les Etats-Unis ou on l’apprend il est fiché comme terroriste.

Lorsque un groupe d’hommes surgit dans la boite pour enlever Aurora au nom de son père, Toorop refuse de livrer ses colis et s’interpose.

Particulièrement confuse, la scène qui suit aboutit à une lutte à mort dans une cage avec l’ultimate fighter Killa (Jérôme Le Banner).

Lorsque Toorop commence à abattre les ravisseurs, ils relâchent Aurora qui rejoint son protecteur, de plus en plus convaincu par les étranges pouvoirs que semble receler la jeune fille.

Avec Finn, le trio gagne Vladivostok et embarque dans la cohue générale sur un sous marin que Aurora pilote à la surprise générale.

Arrivés sur le cercle polaire coté canadien, les immigrés sont pris en chasse par des drones volants jouant le rôle de gardes frontières.

Au prix de manœuvres osées, Toorop détruit les deux appareils et termine légèrement blessé par des éclats.

Peu fiable, Finn est abattu…

A New-York, Toorop se montre de plus en plus attiré par Aurora qui lui annonce être enceinte de jumeaux et rechigne à honorer son marché malgré l’insistance de Gorski.

La chef des Noélites (Charlotte Rampling), qui est en réalité la commanditaire de la « livraison » d’Aurora entre alors en action, exigeant à Toorop l’exécution du contrat, ce qu’il refuse provoquant une intense fusillade éclate alors entre les mercenaires de Gorski et ceux des Noélites.

Rebeka est tuée et sans que l’on comprenne pourquoi Aurora abat Toorop qui a pourtant survécu à un tir de missile (!).

Dans le rapport de force, Gorski paye cher sa rébellion contre sa cliente et est tué d’un missile en guise de représailles à la destruction du couvent Noélite mongol d’Aurora et Rebeka.

Le mercenaire se réveille cyborg rafistolé par le Docteur Darquandier (Lambert Wilson) qui lui explique avoir crée Aurora en lui inculquant toute le savoir du monde afin de créer un monde meilleur.

Usant de technologies avancées, Darquandier fouille la mémoire de Toorop afin de comprendre ce qu’Aurora lui a laissé comme message.

Lorsque les hommes de la Prêtresse surgissent et tuent Darquandier, Toorop est déjà parti retrouver une vieille cabane familiale dans laquelle il comptait se retirer.

Il y retrouve Aurora, l’emmène à l’hôpital pour la faire accoucher de ses jumeaux avant de mourir, son œuvre bienfaitrice de reconstruction de l’humanité accomplie.

En conclusion, « Babylon A.D » est une incommensurable bouse issue des cerveaux de deux malades : Kassovitz et Dantec.

Si l’écrivain demeure sur son terrain de prédilection : mixture indigeste entre technologie, délires d’un renouveau pseudo-religieux et fascination pour l’ex bloc soviétique, le résultat qu’en produit Kassovitz est d’une nullité affligeante.

Vin Diesel est une caricature de lui-même en grosse brute stéroidée doublée par une voix de rapper made in 9.3 absolument insupportable…. Tandis qu’on se demande ce que viennent foutre dans cette galère des acteurs de premier plan comme Depardieu ridicule en gras du bide en survêtement, Wilson trainant des fils en plastoc sous sa blouse blanche pour faire futuriste et Rampling en froide méchante.

Lorsqu’à la nullité du scénario vient s’ajouter des dialogues insupportables et une esthétique dégueulasse, on se dit que « Babylon A.D » est assurément le pire de tous les films de Kassovitz !

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