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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:50
Two days in New-York (Julie Delpy)

Univers plus léger et féminin avec « Two days in New-York » de Julie Delpy.

Sorti en 2012, « Two days in New-York » raconte le bouleversement du couple moderne formé de Marion (Julie Delpy) et Mingus (Chris Carter) avec l’arrivée de la famille française de la première.

Quasi quadragénaires, séparés et avec enfants, Marion et Mingus sont également de pays et de couleurs différents : l’une est française et blanche, l’autre américain et noir.

Mingus découvre avec stupéfaction l’ouragan qui s’abat sur leur petit appartement new-yorkais avec l’arrivée de Jeannot (Albert Delpy) le père fraichement veuf, un vieil ours sans gène adepte de pinard, sexe et saucisson, Rose (Alexia Landeau) la sœur vicieuse et méchante, son boy friend Manu (Alex Nahon) un paumé de première catégorie venu s’incruster…

La guerre éclate rapidement avec Rose, qui jalouse sa sœur, provoque Mingus en se baladant dévêtue dans l’appartement.

Jeannot lui est ingérable quant à Manu, non content d’accumuler tous les clichés possibles sur les noirs américains, il ne trouve rien de mieux à faire que de faire venir un dealer lui livrer son herbe devant les enfants médusés.

Le couple Manu-Rose demeure malgré les remontrances de Mingus rapidement à bout, aussi ingérable que le reste de la bande… et provoque un conflit avec Bella (Kate Burton) une voisine après avoir fumé des joints dans l’ascenseur.

A cran, Marion invente une histoire de cancer pour attendrir l’acariâtre voisine qui les menace d’expulsion.

Cette histoire se retourne contre elle lorsque Ron (Dylan Baker) le mari médecin de Bella vient à son chevet pour l’aider à trouver un meilleur traitement.

Soumis à pareille pression à manque d‘intimité, le couple a du mal à faire face d’autant plus que Marion est effectivement soumises à de nombreux malaises.

Mingus évacue la tension à l’aide de son émission radio qu’il anime avec talent et avec des monologues avec une réplique de Barrack Obama, son idole/modèle.

Fort heureusement Manu est expulsé par la police pour avoir voulu acheter de la drogue près d’un commissariat et Marion peut se concentrer sur son exposition photo cruciale pour sa carrière artistique et financière.

Malheureusement l’exposition est échec, mis à part la vente symbolique de son âme achetée par un anonyme.

Mais contre toute attente, le coté morbide de la situation de santé Marion séduit au final les acheteurs qui la croient condamnée à mort.

Après une dispute surréaliste avec l’acheteur de son âme, l'acteur Vincent Gallo lui-même, Marion, commet un acte fou en grimpant sur le toit d’un château de Central park afin d’aider un pigeon à s’envoler.

Mingus qui a découvert qu’elle était en réalité enceinte de lui, court à sa poursuite et la sauve in extremis d’une chute mortelle…

Tout se termine alors en happy end avec une nouvelle naissance dans la famille et Rose qui découvre l’amour avec un policier américain…

En conclusion, « Two days in New-York » est un film léger et rythmé mais aussi incroyablement exagéré jouant à fond la carte des clichés sur les français, représentés de manière bien peu flatteuse : malpolis, beaufs, râleurs, arrogants, sales et trop libérés sexuellement.

La bonne surprise du film reste Chris Tucker véritablement excellent de justesse en mari tolérant soumis à rude épreuve…

Certains trouveront peut être cela too much avec ce couple mixte urbain vivant parfaitement ses importantes différences raciales et culturelles pour déboucher sur un happy end… mais le film de Delpy a pour lui son rythme enlevé, une certaine fraicheur et le cadre toujours plaisant de New-York, ce qui suffit pour moi à lui accorder une moyenne honorable...pour une comédie française.

Two days in New-York (Julie Delpy)

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