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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:45
La route (John Hillcoat)

En 2009, sort « La route » de John Hillcoat, adapté d’un roman d’anticipation de Cormac Mc Carthy de 2006.

Dans un futur apocalyptique, la Terre a été ravagée par de violentes secousses sismiques qui ont anéanti presque toute vie animale mis à part une poignée d’hommes tentant tant bien que mal de survivre depuis dix ans sur les stocks des supermarchés et sur pratique moins avouable, le cannibalisme.

Au milieu de ce contexte horrible, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smith Mc Phee) s’accrochent encore à la vie quelque part sur la cote Est des États-Unis d’Amérique.

Ils évitent les hordes de pillards qui traquent les survivants isolés pour les tuer et conservent deux balles dans un pistolet pour mettre fin à leur jour si aucune chance de survie n’est possible.

Le père revit par flash backs des fragments de son existence notamment la vie avec sa femme (Charlize Theron) qui mit au monde leur enfant après la fin du monde avant de mourir.

Mais la peur, le froid et la faim restent leurs principales préoccupations.

Affaiblis et traqués, ils retrouvent un abri citerne ou sont miraculeusement entreposés des réserves d’eau et de nourritures en conserve.

Cette manne leur permet de reprendre des force et même de reprendre apparence humaine se lavant et se coupant les cheveux.

Mais une nouvelle alerte les poussent à quitter la cachette en emportant avec eux le plus de réserves possibles.

Le duo croise ensuite un vieil homme esseulé (Robert Duvall) qu’il aide momentanément et arrive face à l’océan atlantique, aussi gris et triste que le paysage dévasté.

Moins amicale est la rencontre avec un voleur noir, qui pillent toutes leurs affaires en profitant d’une expédition du père sur un cargo échoué.

L’homme est rattrapé, braqué, dépouillé et impitoyablement laissé sur place dans le froid malgré les protestations de pitié de l’enfant.

La situation bascule à nouveau lorsque de nouveaux agresseurs tirent un flèche dans la jambe du père qui réplique à coup de pistolet alarme…

Malheureusement la blessure s’infecte et l’homme meurt, laissant son fils orphelin avec une ultime balle pour en finir si besoin.

La providence joue enfin en faveur de l’enfant et lui permet de rencontrer un homme (Guy Pearce) père de famille qui le prend sous son aile, lui assurant une aide précieuse…

En conclusion, « La route » est un film dur, très déprimant et souvent à la limite de l’insupportable dans des scènes ou des hommes et femmes sont séquestrés/mutilés comme des morceaux de viande ambulants.

L’espoir y est absent et la souffrance règne en maitresse absolue auprès de malheureux survivants se débattant dans leurs existences misérables soumis à la loi de la jungle ou encore plus implacable celle des forces de la nature, imprévisibles et incontrôlables déjà responsables du cataclysme initial.

Intimiste et douloureux, « La route » est un long calvaire traversé d’une esthétique particulièrement laide allant de pair avec son thème cafardeux.

En malheureusement, la présence d’acteurs de première catégorie ne parvient pas à sortir de ce climat marécageux…

La route (John Hillcoat)

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