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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 17:50
Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)

Gilles Lapouge est un amoureux du Brésil comme le prouve la production de quelques ouvrages remarqués sur le sujet comme « Nuits tranquilles à Belém ».

Sorti en 2015, ce court roman prend place dans la ville de Belém, dans l’immense état de l’Amazonie.

Le héros est un français amnésique et baroudeur qui étant reconnu par erreur comme son père par un gamin brésilien, décide de s’inventer une nouvelle vie en recollant un à un des nouveaux morceaux ou se mélangent des bribes de France métropolitaine, de Guyane et même d’Inde.

Etant venu au départ pour marcher sur les traces de l’explorateur géographe de Louis XIV Blaise de Pagan, le héros décide de rester à Belém en devenant le faux père du petit garçon nommé Ricardo.

Après avoir loué petite maison dans une favela à Marcelo Marboni, un ex employé de banque à la retraite, le héros reçoit le nom Louis Carlos, lutte contre la réputation de chercheur d’or baroudeur qu’on tente de lui faire endosser et comprend qu’il est un homme à femmes, avec toutes les complications que cela peut engendrer.

Marié à Maria de Lurdes, une belle indienne qui se refuse à trop d’intimité avec lui, il fréquente assidument un prêtre d’origine belge Olivier Vieira particulièrement expansif et travaille sur le port à décharger les poissons ramenés par les pécheurs du fleuve.

Pourtant le passé de cavaleur de Carlos le rattrape et une de ses anciennes conquêtes l’aborde au marché d’un ton menaçant.

Il comprend alors que son double a fui Belém pour une histoire de femmes et de règlement de comptes.

Mais il est trop tard lorsqu’il découvre avec stupeur son propre assassinat et assiste à son enterrement avec sa femme en deuil, son petit garçon immobile de tristesse et son chien Euclides.

En un dernier hommage il est honoré par l’Excelencia, le chant des morts entonné en son honneur par les femmes.

En conclusion, « Nuits tranquilles à Belém » est un roman étrange, lent, chaud et indolent comme des nuits sous les tropiques.

L’idée de disparaitre pour s’inventer une nouvelle vie dans est un vieux fantasme qui a agité plus de l’un d’entre nous mais… et le choix de Lapouge d’un pauvre docker de Belém au sang chaud vivant dans une favela se montre pour le moins original.

Mais malgré l’intérêt de l’idée de départ et la démarche générale, « Nuits tranquilles à Belém » peine à séduire par son manque de rythme, son ton introspectif satisfait de lui-même et donneur de leçon….

Court et faiblement construit, le livre ne parvient aucunement à captiver et reste pour moi au rang de l’anecdotique exercice de style.

Nuits tranquilles à Belém (Gilles Lapouge)

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