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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 20:44
Breaking the waves (Lars Von Trier)

Grand cinéma toujours avec « Breaking the waves » du danois Lars Von Trier.

Sorti en 1996 et récompensé par divers prix européens donc cannois, « Breaking the waves » raconte l’histoire de de Bess Mc Neill (Emily Watson) qui épouse dans les années 70 un ouvrier du secteur offshore Jan Nyman (Stellan Skarsgard).

Le mariage se fait contre l’avis de la petite communauté religieuse de l’ile du nord de l’Ecosse ou le couple réside mais Bess reçoit malgré tout le soutien de sa sœur Dodo (Katrin Cartlidge) qui souhaite son bonheur avant tout.

Restée vierge pour le mariage, Bess découvre le plaisir charnel et l’amour fou avec Jan qui est un amant passionné.

Après quelques semaines, le départ de Jan de retour sur sa plateforme aux cotés de ses collègues Terry (Jean-Marc Barr) et Pits (Mikkel Gaup) est vécu comme un déchirement par Bess qui se tord de douleur à cause du manque.

Un jour Jan a un accident de travail et revient paralysé mais conscient.

Bess doit donc se résigner à l’invalidité de son mari et à suivre les traitements lourds du Docteur Richardson (Adrian Rawlins).

Mais Jan qui n’a plus aucune raison de vivre mis à part son amour pour Bess lui demande de coucher avec des hommes et de lui raconter ses aventures afin de soutenir sa libido.

Malgré quelques réticences notamment par rapport à sa foi, Bess accepte finalement par amour pour son mari et obtient quelques succès qui la font rapidement passer pour une dépravée auprès des autorités religieuses ou médicales de l’ile.

Le point culminant des aventures de Bess consiste à aller rendre visite à de dangereux marins en escale sur un cargo et à finalement s’enfuir pour sauver sa vie.

Incapable de supporter le scandale, Richardson force Jan à signer une décharge pour interner Bess et ainsi se faire éloigner à Glasscow pour subir de nouveaux traitements.

Choquée, Bess erre dans l’ile et se fait excommunier par le pasteur (Jonathan Hackett) pour son attitude et ses propos inconvenants.

Devenue une paria rejetée par sa propre mère (Sandra Voe), agressée par les enfants, Bess apprend par Dodo que Jan est mourant.

S’en est trop pour elle et elle est admise à l’hôpital après une chute ou elle y meurt après avoir vu une dernière fois son mari.

Miraculeusement Jan se remet de ses blessures et réapprend à marcher.

Plutôt que subir les foudres de l’église qui ne souhaite pas donner une sépulture, il dérobe avec ses amis le corps de sa femme et le jette dans la mer lui accordant la liberté à laquelle elle aspirait.

Finalement Richardson reconnait dans son témoignage médical un excès de bonté plutôt qu'une maladie mentale ce qui choque ses collègues médecins.

En conclusion, « Breaking the waves » est un film au sujet fort et dérangeant dont ni l’interprétation, ni la réalisation ne m’a séduit.

Lars Von Trier a visiblement des choses à dire et se montre intéressant sur le fond en tentant de montrer que le véritable amour est celui charnel, organique d’un être humain à un autre humain de chair et de sang et non par celui transcendant d’une religion.

Mais la forme de l’œuvre, sa longueur rébarbative, son atmosphère austère et froide, la simplicité rustique des personnages, la crudité de corps blancs et laids copulant m’ont particulièrement rebuté.

Reste une bande son superbe car rock des années 70 mais complètement décalée par rapport à l’ambiance froide et laide…

Dommage donc.

Breaking the waves (Lars Von Trier)

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