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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 11:30
Un été japonais (Romain Slocombe)

Ecrivain adepte de science fiction et de fétichisme oriental, Romain Slocombe publie en 2000 « Un été japonais » premier volet d’une tétralogie intitulée « La crucifixion en jaune ».

Gilbert Woodbrooke est un photographe anglais passionné de Japon qui se rend régulièrement à Tokyo pour réaliser des photos fétichistes représentant de jeunes japonaises en uniformes militaires blessées.

Cette fois la raison officielle de sa visite est la rencontre avec Julius B Hacker, musculeux marchand d’art d’origine juive polonaise qui expose son travail dans sa galerie d’exposition Deep.

Parlant bien japonais puisque marié à une japonaise restée à Londres, Woobrooke se fait prêter un appartement par Julius puis flanqué de ses contacts locaux (sa maquilleuse Kaoru, les gérants et employés de la boutique sadomasochiste B.I.Z.A.R ) sillonne la ville à la recherche de jeunes modèles acceptant de poser gratuitement en profitant de son statut d’étranger (gaijin) célèbre dans le milieu artistique underground.

Sa passion le conduit à entrer en contact avec Komatsuzawa, un homme étrange se disant agent de modèle, que Woodbrooke néglige au premier abord.

Mais lors d’une soirée organisée par Négative books, maison de production de films érotiques et pornographiques fétichistes japonais, Woodbrooke qui tente d’approcher de jeunes potentiels futurs modèles, fait une mauvaise rencontre et se trouve tabassé par d’authentiques yakuza travaillant pour un certain Suzuki.

Le lendemain Suzki et Komatsuzawa viennent lui rendre visite et exigent de lui de traduire un manuscrit en anglais écrit par leur patron Mr Takashi Terakoshi afin de rembourser une dette imaginaire.

Le manuscrit est une hagiographie de l’écrivain Yukio Mishima mais Woodbrooke qui ne lit ni n’écrit pas le japonais n’a ni le temps ni les capacités de s’acquitter de la tache demandée par le chef yakuza.

Cette mésaventure ne stresse pas outre mesure Woodbrooke qui continue de laisser libre court à ses fantasmes, ayant un rapport sexuel intense quoiqu’incomplet en raison d’une blessure aux parties génitales, avec Takako la propre maitresse de Julius.

Passionné lui aussi par les jeunes japonaises, Julius laisse Woodbrooke faire l’amour avec Takako dans les toilettes d‘un restaurant, préférant garder ses visées sur Akiko Tanaka, une amie de Woodbrooke travaillant comme hôtesse de l’air.

Mais devant l’insistance de Komatsuzawa , Woodbrooke finit par fuir en moto avec Hiroaki un des employés de B.I.Z.A.R, pour échapper aux yakuza de plus en plus menaçants.

Dès lors, Woodbrooke comprend qu’il doit écourter son séjour à Tokyo et rentrer par le premier avion.
Mais l’argent lui manque pour faire changer son billet.

Hayasi le directeur d’un des magazines de Negative books qui se dit indépendant des agissements du dangereux Terakoshi, lui propose alors de le payer pour des clichés de Natsué, une nouvelle modèle dénichée dans le métro.

Après quelques péripéties, Woodbrooke finit par coucher avec l’étudiante à forte poitrine et prend ensuite des clichés de la japonaise délurée.

A l’approche de son départ, les évènements se précipitent, Komatsuzawa panique en découvrant qu’il a confié par erreur l’original du manuscrit à un homme s’apprêtant à quitter le territoire, l’ancien appartement de Woodbrooke prêté par Julius est cambriolé par les yakuza et Hayasi réclame un petit délai pour développer les négatifs avant de payer le photographe.

Woodbrooke découvre que Julius a couché avec Akiko en guise de représailles de sa courte relation avec Takako et en déçu.

Profitant du sacrifice d’Harumi Aikawa une nouvelle potentielle modèle qui préfère se mordre la langue au sang plutôt que de parler aux yakuzas de plus en plus agressifs, Woodbrooke parvient à se faire payer par Hayashi et peut prendre son avion malgré une course poursuite frénétique avec les yakuzas dans les gares et les aéroports.

Woodbrooke apprend dans la presse la mort de Komatsuzawa exécuté par ses chefs et prend son vol, accompagné par deux yakuza, qui se révèlent en réalité des hommes d’affaires désireux de l’embaucher pour promouvoir leur société de sex toy en Europe.

En conclusion, « Un été japonais » est un roman complètement fou et déjanté traduisant la passion de l’auteur pour le Japon mais surtout ses fantasmes plus troubles concernant les jeunes japonaises en uniforme.

Le scénario est bien léger, souvent improbable et sert de prétexte pour développer les fantasmes machistes, egocentriques, amoraux et pervers de l‘auteur devant des jeunes filles forcément consentantes face au GRAND artiste gaijin d’âge mur.

Malgré ces défauts, on passe à vrai dire un moment plutôt agréable dans l’univers exotique et pervers du Tokyo underground…

Un été japonais (Romain Slocombe)

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Published by Seth - dans Erotisme
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