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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:33
Refresh the demon (Annihilator)

Une petite pincée de thrash metal pour réchauffer nos âmes engourdies par la pluie glaciale secouant l’Hexagone actuellement.

Enfourchant notre machine à remonter le temps nous voici à présent en 1996 année durant laquelle les Canadiens d’Annihilator sortent « Refresh the demon » dans une période difficile pour leur style de prédilection reculant sous les assauts de la concurrence, le power metal de Pantera, les grunge même déclinant et les premières poussées du néo metal considéré alors comme incarnant la nouvelle donne genre.

Ici le groupe est quasiment réduit à Jeff Waters à lui tout seul, seul Randy Black assurant la batterie face au maitre/tyran incontesté de la formation.

Avec sa pochette peu inspirée, « Refresh the demon » débute par le morceau éponyme posant un chant sec et nerveux sur des riffs thrash acérés sans oublier la traditionnelle touche mélodique incarnée par un break central.

Après cette introduction estampillée 100% thrash des années 80 surgit « Ultraparanoïa » qui tombe sur le paletot de l’auditeur aussi subitement qu’une embuscade nocturne, ne lui laissant à vrai dire aucune chance de survie.

Waters continue dans son style direct, puissant, sans concession mais se montre moins inspiré dans le trop linéaire « Syn kill 1 ».

Une courte, étrange et très réussie respiration atmosphérique de « Awaken » plus tard et « The pastor of disaster » ne fait pas forte impression malgré une louable mais insuffisante tentative de chant originale à la manière d’un prédicateur.

Le hard rock traditionnel, l’autre amour de Waters vient colorer « City of ice » d’une touche un peu plus groovy avant de lancer « A man called nothing » remarquable surtout par sa superbe introduction mélodique tranchant avec une suite thrash bien plus conventionnelle.

« Innocent eyes » occupe la place de la ballade réglementaire acoustique de grande qualité puis laisse la place à « Voices and victims » au feeling plutôt hard rock velu et plaisant.

On termine avec « Anything for money » titre rapide bien loin d’atteindre les sommets d’intensité/d’efficacité auxquels le groupe nous avait habitués et « Hunger » mid tempo presque gentillet inoffensif.

En conclusion, malgré quelques belles cartouches principalement placées dans sa première partie, « Refresh the demon » est un album manquant pour moi d’allant et d’inspiration.

Jeff Waters conserve toujours un certain savoir faire principalement guitaristique et un chant des plus corrects dans son registre certes limité mais ne fait pas beaucoup d’efforts pour surprendre ou se renouveler.

Le résultat est un album en pilotage automatique, certes encore vigoureux mais à ne réserver qu’aux fans les plus indéfectibles du genre, qui pourraient ne surcroit n’être qu’à moitié satisfait du résultat trop peu suffisamment engagé à leur gout.

Les années 90, pas la meilleure période pour le trop individualiste gratteux Canadien qui semble surtout vouloir verser dans l'auto satisfaction !

Refresh the demon (Annihilator)

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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