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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 21:50
Mad Max 4, Fury road (George Miller)

Après la série des Mad Max dans les années 80, George Miller, créateur du genre, réalise une suite inattendue trente ans après en 2015, « Mad Max 4, fury road ».

Ici, nous sommes toujours dans un futur apocalyptique aux origines identiques à celle des années 80, une bonne vieille guerre thermo nucléaire rapidement esquissée responsable d’avoir laissé un monde désertique et hostile.

Max Rockatansky (Tom Hardy) est un ancien policier solitaire torturé par la voix de sa petite fille tuée, écumant les routes sur une Ford Falcon XB351 aux capacités surboostées.

Pris en chasse par un gang de prédateurs des sables appelé les War boys, Max est capturé et emmené dans une citadelle construite dans une paroi rocheuse ou règne le leader incontesté du groupe, Immortan Joe (Hugh Keays Byrne), homme monstrueux masquant son visage et son corps défiguré par une sorte d’armure métallique.

Outre ses War boys, conditionnés depuis leur plus jeune âge en guerriers dans le culte du sacrifice ultime pour accéder au Walhalla, Immortan Joe utilise un complexe mécanisme de poulies mécaniques entrainées par la force humaine pour alimenter avec parcimonie un peuple assoiffé et ainsi les tenir sous sa coupe.

Malgré une courageuse tentative de fuite, Max est rattrapé in extremis par les gardes et désigné comme « poche de sang » de Nux (Nicholas Hoult) fragile War boy désireux de prouver sa valeur au combat.

Nux obtient une occasion rêvée de servir les dessins de son maitre, car alerté par la trahison d’Imperator Furiosa (Charlize Theron), qui a détourné un camion de livraison d’une précieuse cargaison vers une centrale de carburant, le gourou suprême met sur le pied de guerre ses meilleurs éléments.

Max se trouve donc attaché et perfusé de force sur le bolide conduit par Nux pour retrouver et arraisonner le convoi dirigé par Furiosa.

Mais Furiosa se retrouve être une redoutable conductrice capable d’exploiter à merveille les capacités défensives de son camion de guerre pour résister aux War boys.

Après une course poursuite haletante, Furiosa trouve refuge dans une tempête de sables pour semer ses poursuivants.

Incapable de contrôler son véhicule, Nux a un terrible accident de voiture auquel Max survit miraculeusement.

Se trainant jusqu’au camion, Max découvre la présence des cinq jeunes femmes d’Immortan Joe, enlevées par Furiosa et réelle source de la volonté du tyran de les lancer toutes ses forces à leur poursuite.

Toujours handicapé par ses chaines, Max accepte à contre cœur de seconder Furiosa seule capable de conduire le terrible camion.

Malgré son appartenance aux War boys, Nux est épargné et pris en sympathie par Capable (Riley Keough), une des jeunes femmes qui prend sa fragilité physique et mentale en pitié.

Lorsque Joe arrive personnellement sur le terrain flanqué de son fils, le colossal Rictus Erectus (Nathan Jones), la poursuite reprend de plus belle dans un tonnerre de mécaniques en action.

Un gang de motards des sables se joint au combat dans une confusion extrême dans laquelle motos, véhicules hérissés de pointes, camions blindés emportant des guerriers dotés d’armes offensives s’entremêlent.

Récupéré par les War boys Nux est poussé par Joe à tenter une mission suicide sur le camion mais échoue de nouveau à prouver sa valeur guerrière.

Mais la poursuite aboutie à la mort de Splendid Angharad (Rosie Huntington Whiteley), l’une des épouses enceinte de Joe qui perd un enfant des plus prometteurs.

Plus enragé que jamais malgré la présence d’un désert de sables dans lequel les véhicules sont ralentis, le gourou lance le Fermier (Richard Carter) un de ses meilleurs tueurs pour retrouver le camion lui aussi immobilisé dans cette immensité.

Furiosa démontre encore une fois ses capacités de combattante en aveuglant le Fermier à l’aide d’un fusil à tir à longue portée ce qui n’empêche pas ce tueur fanatique de foncer en tirant au hasard sur sa cible présumée.

On devine que Max termine le travail en tuant le Fermier et ses hommes, en récupérant des armes et un volant pour reprendre le contrôle du camion mais la surprise provient de Nux qui change cette fois radicalement de camps en proposant ses services pour dégager le camion des sables.

Ayant une nouvelle fois échappé temporairement aux War boys, Furiosa retrouve son clan d’origine composé de femmes les Vuvalini dans l’espoir d’atteindre une oasis paisible pour s’y établir.

Mais elle comprend pourtant que cette région est le désert qu’elle vient de traverser et que la meilleure solution est de retourner dans la citadelle qui dispose d’importantes ressources d’eau.

Aidée par Max et les guerrières de son clan, Furiosa lance alors son camion dans un ultime raid pour atteindre la citadelle et prendre à revers les troupes d’Immortan.

L’action se dénoue sur la route ou Joe déploie ses meilleurs éléments encouragés par un guitariste (iOTA) perché sur un camion crachant des décibels de son instrument lance flammes.

Tandis que Nux entretient la mécanique du camion aux pris d’audacieuses réparation, Max le défend avec toute sa détermination, repoussant les guerriers armés jusqu’aux dents, de pieux, haches, couteaux et même tronçonneuses.

Furiosa est grièvement blessée par un coup de couteau mais elle peut dans un ultime sursaut tuer Joe en lui arrachant son équipement vital pour sa survie en sacrifiant la prothèse de son bras mécanique.

Seul reste Rictus qui lutte contre Max jusqu’aux derniers instants dans lesquels Nux se sacrifie en couchant un camion pour bloquer l’accès à la citadelle et permettre ainsi à ses amis d’y pénétrer.

Lorsque la dépouille de Joe est exhibée, les gardes perdent de leur superbe et laissent l’accès au peuple aux précieuses ressources.

Sauvée par Max, Furiosa survit à ses blessures pour voir cet heureux évènement et laisse le guerrier solitaire s’éclipser dans la foule.

En conclusion, avec ce quatrième volet, « Mad Max 4, fury road » utilise les ingrédients qui ont sa renommée: histoire simple, voir simpliste compensée par des scènes d’actions ultra spectaculaires et violentes servies par une esthétique puissante mêlant idolâtrie pour les grosses mécaniques, les cuir et chaines et le heavy metal le plus bruyant qui soit.

Mais en 2015, l’effet de surprise et l’originalité ont disparu au profit d’une efficacité éprouvée.

Autre différence de taille due sans doute à l‘époque, le rôle secondaire porté par Max au profit d’une femme, Furiosa, qui est à mes yeux la réelle héroïne du film.

Sans le charisme étrange, fragile et presque malsain de Mel Gibson, Tom Hardy se montre vraiment trop effacé face à Charlize Theron qui conduit et tire mieux que lui, devenant en quelque sorte presque accessoire dans l’histoire au même titre que Nux.

Avec une fraicheur perdue et une relégation à l’arrière plan du personnage le plus emblématique, « Mad Max 4, fury road » garde pour lui ses impressionnantes scènes d’actions filmées dans le désert de Namibie dans lesquels des néo punks futuristes s’affrontent à coup de vieilles mécaniques hurlantes…

Suffisant donc pour valoir le coup d’œil mais pour acquérir le statut de film culte.

Mad Max 4, Fury road (George Miller)

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