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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:50
Real steel (Shawn Levy)

Passionné de Robotique depuis mes plus jeunes années, je me devais de visionner « Real steel » de Shawn Levy.

Sorti en 2011, « Real steel » traite dans un futur (très) proche, de la vie de Charlie Kenton (Hugh Jackman), un ancien boxeur passé près d’un titre mondial et reconverti en entraineur de robots boxeurs qui se produisent dans plusieurs organisations lucratives.

Solitaire, bourru, fauché et déclassé, Charlie voit son dernier robot démoli par son rival de toujours sur les rings Ricky (Kevin Durand) qui lâche contre lui dans une ambiance de rodéo un taureau d’une tonne.

Poursuivi par Ricky, Charlie s’enfuit et découvre que son ex femme est morte, lui léguant ainsi la charge de son fils Max (Dakota Goyo).

Peu concerné, Ricky préfère confier la garde de Max à ses beaux parents contre une coquète somme d’argent lui permettant d’acheter un nouveau robot de combat, mais accepte par commodité de garder l’enfant quelques mois pour récupérer ensuite la totalité de la somme.

Aidé par son ex petite amie Bailey (Evangeline Lilly) qui tient une salle de boxe pour robot, Charlie reçoit donc Noisy boy un robot japonais ayant concouru pour le titre mondial.

Il découvre les capacités de Max pour commander les robots mais n’en tient pas compte gâchant ainsi les capacités de Noisy boy qui se fait détruire lors d’un combat de seconde zone organisé par Finn (Anthony Mackie).

Déprimé et irrité par son échec, Charlie en est réduit à fouiner dans une décharge publique de quoi recréer un robot.

Son choix se porte sur un petit robot d’ancienne génération qu’il retape à l’aide su savoir faire de Bailey et des restes de Noisy boy.

Doué de capacités mimétiques lui permettant de combattre comme un homme, le robot appelé Atom fait ses preuves dans un combat clandestin dans un ancien zoo ou il triomphe d’un adversaire féroce.

Charlie et Max se rapprochent et se font remarquer par un organisateur de combat de première division la WRB, qui leur propose un combat contre un robot de classe mondiale, Twin cities dans une arène pleine à craquer.

Max tient bon et refuse une offre juteuse pour racheter Atom de Farra Lemkovva (Olga Fonda) riche femme d’affaires russes travaillant avec le concepteur génial Tak Mashido (Karl June).

La victoire de Atom contre Twin cities après un match âpre, ouvre la voie à un match pour le titre mondial face à Zeus, le dernier robot de Mashido.

Max a tenu bon, refusé contre l’avis de Charlie de vendre Atom et défié en public Mashido dans la plus pure tradition du sport spectacle américain.

Le couple père-fils est pris à parti hommes de main de Ricky qui passent à tabac son débiteur.

Après un ultime conseils pris auprès de Bailey, le jour du combat arrive en prime time.

Ricky a misé une sommes colossale pour un KO contre Atom et se retrouve de fait lié par son pari à Finn.

Tout d’abord surclassé par la puissance phénoménale et le gabarit de Zeus, Atom parvient à s’adapter en puisant dans les propres techniques de combat de Charlie et résiste à son adversaire, lui décochant quelques coups qui l’ébranlent.

Le combat est équilibré, semant le doute chez Mashido qui sentant le danger prend lui-même les commandes de Zeus en mode manuel.

Mais Atom plus véloce et technique, épuise la puissance de Zeus et le met sérieusement en difficulté.

Il faut alors attendre une intervention des juges pour décréter honteusement Zeus vainqueur aux points, sous les huées d’un public acquis à la cause du challenger.

Le film se termine sur un triomphe à la Rocky avec le père, le fils et le robot levant les bras devant la foule en délire, tandis que Ricky doit à son tour rendre des comptes à Finn et ses hommes.

En conclusion, malgré une idée de départ excitante consistant à calquer la montée en puissance des sports ultra violent de Free fight, pour l’adapter sur des combats robotisés, « Real steel » trop conventionnel dans son traitement déçoit.

Le scénario d’un père ex gloire de la boxe devenu un raté et retrouvant finalement son fils est nullissime, la minuscule Evangeline Lilly ne tenant ici qu’un rôle de potiche experte en robotique très peu crédible.

Avec des personnages caricaturaux, un scénario vide et un sous exploitation du thème pourtant passionnant de l’intégration de la Robotique dans nos existence, « Real steel » ne repose donc que sur ses scènes de combat entre robots.

Dans ce domaine, Levy nous sert un remake robotique de « Rocky » avec un vieux robot bon pour la casse grimpant les échelons pour défier les plus grands champions.

Ceci reste donc également peu inventif, la fluidité et le punch des combats ne suffisant pas à sauver le film de la médiocrité absolue.

Real steel (Shawn Levy)

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