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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 22:24
Flight (Robert Zemeckis)

Sorti en 2012, « Flight » de Robert Zemeckis eut en son temps un joli petit succès du notamment à la présence de la star Denzel Washington.

Dans ce film, Whip Whitaker (Denzel Washington) est un pilote de ligne, ayant une fâcheuse tendance à boire plus que de raison, qui doit embarquer pour un vol intérieur à Atlanta après une nuit blanche en compagnie de l’hôtesse de l’air Katerina Marquez (Nadine Velazquez).

Epuisé, Whip prend de la cocaïne et deux nouvelles fioles de vodka pour tenir le coup et se prépare au décollage en compagnie du commandant en second Ken Evans (Brian Geraghty).

Mais en violent orage éclate et perturbe fortement la manoeuvre.

Contre l’avis de Ken, Whip pousse la manette des gaz à fond pour traverser au plus vite la nappe nuageuse au risque de détériorer l’appareil et de secouer violemment les passagers.

Il y parvient mais en phase d’approche de sa destination, les gouvernes de l’avion se bloquent entrainant un plongeon en piqué vers l’aéroport.

Aidé par Margaret Thomason (Tamara Tunie) une hôtesse expérimentée, Whip tente une nouvelle manœuvre audacieuse et retourne l’avion pour le stabiliser puis parvient à le poser en atterrissage forcé sur un champs.

Il survit au crash et se réveille dans une chambre d’hôpital, est pris en main par Charlie Anderson (Bruce Greenwood) représentant du syndicat des pilotes pour l’aider à répondre à une enquête du NTSB, l’autorité nationale chargée de mener l’enquête sur l’origine du crash et l’indemnisation des six personnes tuées, au nombre desquelles figure Katerina.

Whip comprend qu’il aura besoin des service de l’avocat de Hugh Lang (Don Cheadle) lorsque les analyses toxicologiques révèlent la vérité.

A l’hôpital, il reçoit la visite de son ami et dealer Harling Mays (John Goodman) et sympathise avec Nicole (Kelly Reilly), une toxicomane dont la vie part à la dérive après une overdose.

En sortant de l’hôpital avec une jambe légèrement abimée, Whip se retranche dans une vieille ferme familiale pour échapper à la presse qui le voit toujours comme un héros en raison de son invraisemblable manœuvre d’urgence.

Il reprend contact avec Nicole, l’héberge chez lui et devient son amant.

Mais ceci n’entrave pas son terrible penchant pour l’alcool.

Le procès pourtant approche et le talent de Lang parvient à atténuer l’importance du rapport toxicologique.

Les membres survivants de l’équipage, Evans et Thomason pourtant à la base réticents à témoigner en la faveur du commandant, finissent par se laisser attendrir et accepte de masquer la vérité sur son état au moment de prendre le manche.

Malgré cette démarche encourageante, Whip est pourtant incapable de réfréner ses pulsions et finit par perdre Nicole qui ne supporte plus ses beuveries.

Désespéré et une nouvelle fois ivre, Whip cherche refuge auprès de son ex femme Deana (Garcelle Beauvais) et de son fils mais est violemment repoussé.

Il est alors pris en main par Anderson et Lang, qui le briefent pour le procès et le mettent à jeun et sous bonne garde dans une chambre d’hôtel.

Mais le destin est plus fort et Whip trouve encore un moyen de se saouler à mort.

Remis sur pieds par Mays à grand coups de cocaïne, Whip sauve les apparences devant Ellen Block (Melissa Leo) de la NTSB qui mène le procès.

Alors que tout se dirige vers un problème technique sur l’avion et la confirmation surprise de l’alcoolémie de Katerina, Whip opère un volte face inattendu et avoue au tribunal qu’il était bel et bien ivre et défoncé le jour du crash.

Il écope de quelques années prison mais retrouve son fils et Julie, heureux de sa courageuse décision visant à le délivrer de son addiction à la boisson.

En conclusion, « Flight » est un film original, habile et efficace, remarquable par sa première partie spectaculaire consacrée au crash, et plus cousue de fil blanc par la suite, avec une relation improbable entre un alcoolo black et une toxico rousse.

Tout ou presque est centré sur la star Washington, qui livre un bon numéro d’acteur en alcoolique incurable détruisant toute sa vie avant de se ressaisir dans une ultime ligne droite rédemptrice et moralisatrice.

On ne peut en dire autant de Goodman qui cabotine dans un numéro assez odieux de dealer marrant et excentrique.

Zemeckis démontre encore une fois l’étendue de son savoir faire mais peine sur les plus de deux heures à captiver.

« Flight » se laisse donc regarder comme un honnête film de seconde catégorie.

Flight (Robert Zemeckis)

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Published by Seth - dans Psychologie
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