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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:33
After hours (Gary Moore)

Les dieux de la guitare toujours avec « After hours » de Gary Moore.

A sa sortie en 1992, la carrière solo de Gary Moore est en pleine explosion nourrie par le beau succès commercial de « Still got the blues » un an plus tôt.

L’Irlandais s’entoure ici d’un parterre de musiciens fluctuant Graham Walker/Anon Fig à la batterie, Will Lee/Bob Daisley/Johnny B Gaydon à la basse en plus des quelques cuivres, piano et chœurs de rigueur.

Le très accrocheur « Cold day in hell » rappelle instantanément que nous sommes ici loin du hard rock étincelant de Thin Lizzy mais bel et bien dans une veine blues rock si chère à Moore.

On reprend un classique du genre années 1930/1940 « Don’t lie to me » de Tampa Red interprété de manière trop classique à mon gout et c’est dans le registre plus personnel et émotionnel du superbe « Story of the blues » que Moore parvient à toucher la corde sensible.

Avec la légende du genre BB King, vient « Since I met you » dont les moins de trois minutes sont assez vite oubliées et encore une fois Moore se fait géant avec « Separate ways » ou sa voix magique soutenu par des chœurs sensuels se marie à merveille avec le toucher subtil et feutré de sa guitare.

Déchirante chanson de rupture, « Separate ways » peut être considérée comme un des musts de la carrière du guitariste.

On reprend un peu de vie sur « Only fool in town » enchainé du court et musclé « Key to love » bref rappel du passé rock ‘n’ roll du guitariste.

More prend ensuite le parti de nous endormir avec « Jumpin at shadows » assommante reprise de Duster Benett et s’accroche mordicus au classicisme avec « The blues is alright » de Milton Campbell.

Deux compositions personnelles pour terminer, « The hurt Inside » léger et délicat enchainé de « Nothing is the same » superbe ballade en lévitation à fendre le cœur du GI le plus endurci.

En conclusion, bien que ne figurant pas dans le style de musique que j‘affectionne le blues, « After hours » est néanmoins dans son genre, très réussi.

Je trouve que la démarche de reprendre des classiques du blues n’a pas grand intérêt, si ce n’est de faire plaisir à Gary Moore, mais que celui-ci confine au divin lorsqu’il pond des merveilles de ballades bluesy emplies de souffrance, de solitude et de désespoir.

Guitariste exceptionnel évoluant ici dans un registre plus subtil, Gary Moore se montre également comme un excellent chanteur.

Reste que « After hours » aurait pu selon moi encore gagner en grandeur en officiant dans un registre plus personnel.

After hours (Gary Moore)

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Published by Seth - dans Blues rock
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