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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 19:50
Buried (Rodrigo Cortes)

Abordons maintenant une curiosité dans la lignée des films à petits budgets reposant sur une idée simple mais suffisamment forte pour tenir en haleine pendant une heure et demi, « Buried » de l’espagnol Rodrigo Cortes.

Sorti en 2010, « Buried » raconte l’histoire d’un homme, Paul Conroy (Ryan Reynolds), chauffeur poids lourd travaillant pour le compte de CRT une compagnie américaine acheminant des produits de première nécessité aux populations irakiennes qui se réveille enterré vivant dans un cercueil.

Après la première phase de bien légitime de panique, Paul trouve sur lui un briquet qui lui permet d’éclairer sa situation puis encore plus intéressant, des lampes torches et un téléphone portable à moitié chargé.

Saisissant sa chance, Paul tente de joindre sa femme Linda (Samantha Mathis) mais ne peut que lui laisser un message.

Après quelques tentatives infructueuses et malheureuses, il parvient également à laisser un message au directeur des ressources humaines de son employeur, Dan Brenner (Robert Paterson) et à entrer en contact avec les forces américaines présentes en Irak par le biais de Alan Davenporty (Stephen Tobolowsky) qui tente de le rassurer sur sa situation et de lui donner quelques conseils pour augmenter son espérance de vie.

Même si au fond de son trou, Paul ne se fait que peu d’illusions sur ses chances de survie, le contact avec Harris le calme un peu.

Il doit pourtant faire face à son ravisseur, un dénommé Jabir (José Luis Garcia Perez) qui réclame cinq millions de dollars pour sa libération.

Paul sait bien que jamais le gouvernement américain ne déboursera autant d’argent pour la libération d’un simple camionneur et le fait savoir à Jabir qui maintient néanmoins ses exigences.

Difficile de contrôler dans ces conditions son stress lorsqu’on est soi-même à la base soumis à des crises de paniques mais Davenporty lui explique qu’il a l’expérience de ce type de situation et qu’il va chercher à le localiser pour envoyer une équipe sur place.

Économisant briquet et téléphone, Paul doit faire face à l’incursion d’un serpent qu’il parvient à repousser de justesse en allumant un peu de feu.

Jabir continue de faire pression sur lui en lui montrant la vidéo de Pamela (Ivana Mino), une collègue de la CRT, détenue elle aussi en otage et soumise à la menace d’une exécution.

Devant pareille menace, Paul accepte de tourner une vidéo de lui lisant un texte qui sera diffusée par ses ravisseurs sur Internet.

Jabir fait pourtant baisser les enchères à un million de dollars, ce qui demeure de toute façon inatteignable.

Contrarié de ne pas arriver à ses fins, il envoie à Paul une vidéo d’exécution de Pamela ce qui le traumatise.

Pire que cela, l’horrible Brenner rappelle Paul et lui fait savoir qu’il a accepté les risques de sa mission et qu’il a été licencié pour relations entre collègues avec Pamela, ce qui le prive de fait de tous ces droits, assurance comprise.

Le choc est rude pour Paul qui voit la fin venir lorsque le sable accumulé crève le toit de son cercueil et menace de l’étouffer.

Il parvient à colmater de justesse la brèche et converse avec Davenporty qui lui dit qu’il est en passe de venir le secourir après avoir tué Jabir.

Bien entendu Jabir intervient encore, menaçant cette fois Linda et leur fils sur le sol des Etats-Unis.

La panique de Paul est alors à son comble et il accepte alors de se filmer en train de se couper un doigt pour satisfaire aux exigences de ses bourreaux.

Dépité, Paul se laisse alors glisser lorsqu’il sent le sable s’insinuer peu à peu dans son cercueil.

Un coup de téléphone de Davenporty lui fait savoir que les secours sont tout proches.

Linda rappelle également ce qui permet à Paul d’enfin lui parler en vidant son cœur.

Malheureusement, les informations obtenus par Davenporty sont erronées et Paul comprend que ce n’est pas lui qu’il est venu secourir.

Il finit donc réellement enseveli sous terre.

En conclusion, « Buried » est un sale film vicieux, cruel, oppressant jusqu’à l’insupportable par moment.

Le but de Cortes de prendre aux tripes le spectateur en le plongeant dans une situation extrême est clairement atteint en montrant un brave type à tête de bon ricain désespéré repousser ses limites par pur instinct de conservation.

En toute honnêteté, on trouve l’exercice un peu vain et le résultat final terriblement déprimant met hors de soi après tout ce qu’on a du endurer pendant une heure et demi.

On pense donc à « 127 heures » de Danny Boyle qui traite d’un sujet similaire avec un profond dégout d’avoir été secoué manière aussi profonde pour pas grand-chose.

Inutile de dire que le même film réalisé par un américain aurait eu une issue autrement plus positive.

Buried (Rodrigo Cortes)

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Published by Seth - dans Psychologie
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