Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:26
The best of (Alice Cooper)

On revient à des grosses cylindrées solidement établies dans le monde du (hard) rock, Alice Cooper et un « The best of » sorti en 2007 de quinze titres qu’on estime fortement incontournable.

Sans surprise, « Poison » ouvre le bal portant au plus haut le hard fm musclé aux refrains irrésistibles.

Construit suivant le même moule, « Bed of nails » et « House of fire » déploient la même puissance soigneusement maitrisée explosant dans des refrains ultra entrainants.

L’auditeur ne peut que constater le savoir faire implacable du maitre sur « Love’s a loaded gun » qui balance encore plus fort, mettant en avant la voix rauque et puissante du chanteur.

Après pareille cavalcade, on redescend fugacement de plusieurs crans avec « Feed my Frankenstein » aussi balourd que le monstre du même nom mais comme on pourrait s’en douter le répertoire d’Alice est tel que ceci ne peut raisonnablement durer aussi le fracassant « Lost in america » impérial et directe vient il remettre les pendules à l’heure avec talent.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ? Ceci semble le cas avec « It’s me » ballade acoustique bien mièvre quand on connait les qualités de compositions du chanteur.

Alice ayant gagné son statut de légende du shock-rock au moins autant sinon plus par ses prestations scéniques que par la qualité de sa discographie, le disque offre deux titres live, « Billion dollar babies » un peu saccadé et poussif au niveau de la prise de son, « No more Mr nice guy » qui groove efficacement dans une ambiance chaude et organique.

On revient au répertoire studio avec « Stolen prayer » jolie ballade acoustique de seconde zone, « Snakebite » énergique mais assez éculé et poussif.

Il faut attendre « This maniac’s love in with you » pour retrouver le Alice à la conquête flamboyante dispensant une énergie communicative.

On découvre ensuite le costaud « Thrash » et ses guitares rentre-dedans auquel succède le très pop et insipide « Sideshow ».

Un ultime hit vient clore le disque, « Under my wheels », puissant et nerveux comme le démarrage d’une moto surgonflée.


En conclusion, comme on pourrait s‘en douter « Alice Cooper, the best of » ne peut complètement décevoir mais met surtout en avant dans ses premières et dernières parties les tubes hard fm tonitruants du chanteur et contient dans sa partie centrale un ventre mou assez dispensable avec son lot de ballades médiocres.

Construite sur des riffs durs à cuir, la musique d’Alice Cooper apparait donc puissante, simple, certes limitée voir stéréotypée mais surtout redoutablement entrainante voir festive.

On n’a donc pas l’impression d’écouter un génie du rock mais plutôt un honnête compositeur travaillant avec de bons guitaristes mettant en avant une voix agressive et rauque.

Alice Cooper ou la plus pure expression du hard rock ? Une musique surgonflée, exagérée, pas toujours de bon gout, pas toujours très inspirée, mais ayant connu son heure de gloire dans les années 80 principalement aux Etats-Unis en raison d’un virage plus commercial et calibré pour les radios.

L’artiste des années 70 me semblait pourtant un peu plus subtil, complexe et … à vrai dire intéressant !

Las ! Ce best of demeure tout à fait raccommodable pour les fans de gros son sans fioriture.

The best of (Alice Cooper)

Partager cet article

Repost 0
Published by Seth - dans Hard Rock
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens