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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 10:33
Monster (Kiss)

Malgré le temps qui passe et qui inexorablement érode les esprits et les corps, les vétérans de Kiss continuent à s’échiner à sortir de nouveaux albums tel ce « Monster » fraichement sorti en 2012.

On reprend donc les mêmes ou quasiment que sur le déjà contestable « Sonic boom » et avec une pochette minimaliste embraye sur « Hell or hallelujah » dont les riffs et le rythme échevelé très rock ‘n’ roll s’avèrent idéaux pour réveiller un auditoire.

Kiss semble avoir fait le plein de décibels et « Wall of sound » s’impose par sa puissance brute et même si sa cadence s’avère plus faible, « Freak » ne déroge pas à cette règle de base en faisant la part belle aux gros refrains massifs et aux guitares de Tommy Thayer/Paul Stanley.

Le train de l’enfer continue sa marche en avant à pleine vapeur avec « Back to the stone age » très lourd et efficace à défaut d’être spécialement inspiré.

Un soin particulier semble être apporté à la mélodie de « Show mercy » qui permet enfin à la voix si agréable de Stanley de percer dans ce torrent de sons, tout comme à un degré moindre « Long way down ».

On ne peut pas dire non plus que le très linéaire « Eat your heart out » s’écarte franchement de la facilité et ce n’est pas le très foutraque « The devil is me » qui viendra effacer ce sentiment de pilotage automatique.

Rien à reprocher au juste à « Outta this world » qui trace fermement sa route sans émouvoir ou charmer outre mesure et on trouve le temps bien long sur « All for the love of Rock & roll ».

On en vient donc à souhaiter vivement la fin du disque qui arrive avec « Take me down below » et ses gros sabots lourdingues enchainé de « Last chance » aux refrains plus convainquants.

En conclusion, assez difficile de porter un jugement parfaitement tranché et définitif sur « Monster » car ce disque montre en première approche Kiss sonnant de manière très puissante avec une production impressionnante visant à le doter de la force de frappe d’un porte-avions.

Les guitares sont donc ici très mises en avant et écrasent à vrai dire tout sur leur passage, ne laissant pas grand-chose au reste, notamment les lignes vocales de Stanley qui représentent pour moi une part essentielle du charme de Kiss notamment sur les titres plus mélodiques comme les ballades étrangement absentes ici.

Difficile donc de retenir un hit mémorable de ce disque qui contient toutes les caractéristiques d’un bloc d’acier homogène, lisse et sans aspérité à laquelle se raccrocher.

Alors les fans de Kiss, aveuglés d’amour trouveront sans doute (non sans raison) formidable que leurs idoles continuent à plus de 60 sans à sortir des disques aussi vigoureux et métalliques que « Monster » avec une batterie de nouvelles compositions parfaitement calibrées pour faire danser dans les méga-stades, mais les fans plus mesurés de musique trouveront finalement l’exercice sans doute vain.

Derrière le spectaculaire et la débauche d’effets comme une production titanesque, ce « Monster » sonne finalement pour moi finalement assez creux et tel un athlète vieillissant dopé aux stéroïdes peine à tenir la distance d’un marathon.

Je suis à l’heure actuelle toujours dans l’attente d’un disque culte de Kiss, mais suis loin d’avoir exploré la totalité de sa longue discographie.

Monster (Kiss)

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Published by Seth - dans Hard Rock
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