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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

Motorizer (Motorhead)

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Published by Seth - dans Hard Rock
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