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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:43
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Le dernier volet « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » traite des parties les plus intenses et dramatique du conflit avec « L’étau » et « L’enfer ».

Très bien nommé, « L’étau » fait la part belle au conflit entre l’Allemagne et l’URSS suite à l’opération d’invasion de la Wehrmacht intitulée « Barbarossa ».

Dans ce contexte difficile, Hitler charge le général Von Paulus de prendre Stalingrad ce qu'il parvient dans un premier temps à faire au prix de terribles pertes dans les faubourgs de la ville en flammes.

Mais alors que depuis son nid d’aigle bavarois, Hitler triomphe prématurément, sous l’impulsion du général Joukov, les Russes galvanisés par leur police politique préparent leur riposte à l’aide d’un renfort d’un million d’hommes, perçant les flancs roumains et italiens plus faibles de leur adversaire.

L’armée allemande se trouve donc à son tour encerclée et lutte courageusement en obéissant aux ordres du Führer qui lui demande de garder ses positions en attendant des renforts ... qui ne viendront jamais.

Epuisé nerveusement et devenu hostile à Hitler, Von Paulus se laisse capturer et deviendra un précieux allié des Soviétiques.

Stalingrad est évidemment le tournant de la guerre, le point de basculement qui stoppe définitivement l’offensive de la Wehrmacht réputée invincible et la place sur le reculoir face à une poussée soviétique qui devient à son tour irrésistible.

Repoussée par le rouleau compresseur des chars T-34 russes, des lances fusées infernaux appelés orgues de Staline et de combattants en surnombre ivres de revanche, la Wehrmacht affaiblie physiquement et moralement ne fera ensuite que se défendre face à un adversaire qu' Hitler ne pense vraiment être capable de vaincre.

Cette déconfiture se poursuit en Egypte ou Rommel est défait par les troupes britanniques plus nombreuses du général Montgomery et contraint d’abandonner également la Tunisie aux anglais.

Le rêve d’Hitler de jonction dans le Caucase entre les troupes de l'Europe et de l’Afrique de l’Est s’effondre et la Wehrmacht doit dégarnir ses fronts pour voler au secours de son allié italien, mis en déroute sur son propre sol après un débarquement allié en Sicile.

Le temps est alors venu dans « L’enfer » d’aborder la dernière partie du conflit et sans nul doute la plus sanglante.

Comment en effet passer sous silence le débarquement américain de Normandie en 1944 et le courage des fantassins obligés de prendre d’assauts les bunkers allemands qui avaient résisté aux bombardements alliés ?

Mais la supériorité aérienne anglaise est telle que les allemands commandés par le mythique Rommel, ne peuvent faire autre chose que ralentir la poussée américaine dans les bocages normands.

Les allemands qui ont également connu la destruction de leurs villes principales par les bombardements alliés (Essen, Dresde, Berlin) tentent de répliquer par l’envoi de bombes volantes (V1 puis V2) sur Londres mais ne peuvent plus rivaliser avec l’aviation ennemie.

L’Italie de Mussolini chute après la célèbre et sanglante bataille de Monte Cassino et Hitler doit une nouvelle fois voler au secours de son allié défaillant en tentant de le rétablir pour une courte durée à la tête de son pays.

Partout la Wehrmacht perd pied et un second débarquement dans le Sud de la France, mené par les troupes coloniales d’Afrique permet de refouler l’occupant.

Mais l’adversaire le plus dangereux de l’Allemagne reste l’URSS de Staline qui fonce droit sur Berlin pour damner le pion aux alliés anglo-américains commandés par les généraux Eisenhower et Patton.

Pris en tenaille, Hitler a beau user de ses dernières forces en enrôlant des adolescents fanatisés, des extrémistes de toutes nationalités ou en accentuant la folie meurtrière du massacre des juifs dans les camps de la mort, son armée est finalement défaite à Berlin.

Après le suicide du Führer, de sa femme Eva Braun et de ses proches les horribles Himmler qui assassinent leurs propres enfants, les puissances dominantes à l’exception de la France, se réunissent en Crimée à Yalta pour se partager l’Europe.

En position de force par rapport à un Roosevelt malade, Staline obtient la plus large part du gâteau et fait de l’URSS le futur ennemi de demain du bloc occidental.

Les Etats-Unis se focalisent eux sur le Japon, qui malgré les défaites de Midway et de Guadalcanal et la destruction d’une large partie de son armée, continue la lutte de manière acharnée défendant jusqu’à la mort les archipels d’iles nipponnes.

Les pertes sanglantes des Marines face à des soldats fanatisés et intransigeants à toute reddition conduit le général Mc Arthur à utiliser les armes nucléaires sur Nagasaki et Hiroshima afin de forcer la décision finale.

Après la capitulation du Japon s’achève la Seconde guerre mondiale avec un bilan matériel et humain catastrophique, rendant le terme Apocalypse parfaitement approprié.

Outre le génocide juif, l’autre fait marquant est les lourdes pertes de les Russes, près de 15% de la population sacrifiées dans de sanglants combats.

En France, De Gaulle finit par s’imposer au détriment de son rival Giraud pour prendre la direction du pays.

Les principaux collaborateurs des nazis sont arrêtés, jugés et condamnés à mort.

Devenus de véritables super puissances industrielles à fort réservoir humain, les Etats-Unis et l’URSS sont les grands vainqueurs du conflit le plus meurtrier et atroce de tous les temps.

En conclusion, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 » constitue et de loin le point culminant du conflit et l’apothéose de l’apocalypse totale qui faillit détruire le monde.

L’extrême intensité de la bataille de Stalingrad inverse la tendance et fait passer l’Allemagne de la situation d’agresseur à agressé.

Le pouvoir d’Hitler se fissure, sa santé se dégrade : blanchiment de la moustache et maladie de Parkinson que l’absorption de cocaïne ne suffit pas à masquer.

Après l’échec de la campagne de Russie, le guide visionnaire prend un sévère coup au moral et certains généraux tentent de l’éliminer …

Son allié Mussolini n’apparait pas faire le poids et n’être qu’un pantin de luxe manipulé par plus fort que lui.

Ce déclin d’Hitler ne rend pas moins horribles les derniers accès de folie meurtrière du régime nazi, orchestrés par l’abominable Himmler et ses SS, inflexibles bourreaux des camps de la mort ayant érigé le meurtre à un niveau industriel.

On pourra sourire face aux bons mots et au charisme de Churchill, à la dégaine de cow boys autoritaires des généraux Patton et Mc Arthur, trembler de sueur glacée face au faciès inquiétant du monstre Staline alors considéré par la force des évènements comme un « allié » indispensable mais l’incompréhension la plus totale reste par rapport à la doctrine jusqu’au-boutiste des Japonais, finalement encore plus fanatiques que les SS dans leur refus de tout compromis.

L’horreur du traitement de leurs prisonniers et leur culte de la mort au combat alimenté par le Bushido, relègue les combattants japonais au rang de non humains qu’on hésitait à octroyer aux brutes soviétiques ou aux cinglés nazis.

Œuvre de salubrité publique, « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » apparait comme un chef d’œuvre pédagogique permettant de donner vie et intensité dramatique aux évènements figurant dans les livres d’histoire et que certains courants révisionnistes mettent soixante dix ans après déjà en doute …

On comprend à son visionnage que du fait de l’endoctrinement des belligérants et da fantastique efficacité des industries de l’armement que le monde a frôlé l’annihilation totale et qu’un conflit d’ampleur similaire au XXI ième siècle conduirait probablement à la destruction totale du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Enfin certes les Anglais ont également bombardé des populations civiles, certes les Américains ont largué des bombes atomiques causant des dommages traumatisants pour l’humanité, mais il ne faut pas oublier qui étaient les agresseurs, quels régimes totalitaires qu’ils soient nazis ou impériaux ont déclenché des processus aussi horribles.

La culpabilité de l’Allemagne et celle du Japon paraissent ici écrasantes, faisant à tort éclipser l’immonde brutalité du régime stalinien.

En 2014, le responsabilité des dirigeants est de préserver l’équilibre des forces afin de préserver les acquis de 1945 et ce monde relativement pacifié à l’échelle mondiale que nous connaissons aujourd’hui.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

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Published by Seth - dans Histoire
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